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9 mars, 2026 - 06:41:39
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Naufrage sur le fleuve Congo : dix suspects transférés à Kinshasa, l’État durcit le ton contre l’impunité fluviale

Cette fois, l’exécutif veut aller au bout. Dix personnes : marins, civils et policiers, ont été transférées dimanche 28 décembre à Kinshasa après le naufrage d’une embarcation sur le fleuve Congo, près de Mbandaka, survenu le 20 décembre. Selon un communiqué conjoint des ministres des Transports et de la Défense, les enquêtes ont mis au jour une série de violations graves des règles de navigation : départ nocturne interdit, absence de gilets de sauvetage, surcharge du bateau. Plus encore, les autorités soupçonnent des actes de corruption ayant permis à l’embarcation de quitter le port en toute illégalité. En s’attaquant frontalement à ces pratiques, le gouvernement entend dissocier les drames fluviaux de la fatalité et rappeler que la sécurité des passagers relève d’une responsabilité pénale et politique. Le signal est clair : sur les voies navigables congolaises, l’ère de la complaisance est appelée à prendre fin.

La réponse de l’État se veut ferme et sans détour. Dix personnes impliquées dans le naufrage d’une embarcation survenu le 20 décembre sur le fleuve Congo, près de Mbandaka, ont été transférées dimanche à Kinshasa pour la suite des enquêtes. Parmi elles figurent quatre marins, quatre civils et deux policiers, dont un colonel. Tous sont soupçonnés d’avoir autorisé, contre des actes de corruption, le départ d’un bateau en violation manifeste des règles de navigation.

L’information a été rendue publique dans un communiqué conjoint signé par le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, et son collègue de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita. Les deux responsables évoquent des « manquements graves » relevés par les enquêtes menées après le drame.

Selon la même source, l’embarcation aurait quitté le port en violation de l’interdiction de naviguer de nuit. Elle transportait des passagers sans gilets de sauvetage et dépassait largement le tonnage autorisé, provoquant une surcharge fatale. Autant d’éléments qui, mis bout à bout, dessinent une chaîne de négligences aggravées par des soupçons de corruption au sein même des services censés garantir la sécurité.

La fin de la tolérance

Au-delà du dossier judiciaire, le message politique est limpide. « Le non-respect des règles de navigation ne sera toléré sous aucune forme », préviennent les autorités, annonçant des sanctions sévères contre tous les contrevenants, qu’ils soient exploitants d’embarcations, responsables portuaires ou agents de l’État. En ligne de mire : une pratique longtemps dénoncée mais rarement sanctionnée, celle des autorisations de complaisance sur les voies navigables.

En s’emparant du dossier au plus haut niveau et en transférant les suspects à Kinshasa, le gouvernement entend rompre avec l’impunité et restaurer l’autorité de l’État sur un réseau fluvial vital pour l’économie et la mobilité des populations. Un signal adressé autant aux opérateurs qu’aux agents publics : sur le fleuve Congo, la sécurité n’est plus négociable.

Infos27

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