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Kinshasa
20 janvier, 2026 - 14:04:43
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Zones économiques spéciales : à Maluku, Judith Suminwa fixe le cap industriel de la RDC pour 2026

Clore l’année sur un signal politique fort. C’est le choix opéré par la Première ministre Judith Suminwa, en présidant, le 30 décembre à Maluku, le dernier Comité de pilotage annuel des zones économiques spéciales (ZES). Au cœur de l’un des sites emblématiques de l’industrialisation congolaise, l’exécutif a dressé un état des lieux précis des projets en cours et réaffirmé une ligne claire : faire des ZES le moteur de la croissance, de la transformation locale et de l’emploi. Sept pôles structurants, répartis sur l’ensemble du territoire, ont été passés en revue, tandis que les freins à l’investissement ont été identifiés sans détour : énergie, fiscalité, foncier, financement, facilitation administrative. À travers cette séquence de fin d’année, le gouvernement entend envoyer un message de continuité et de méthode : coordination interministérielle, mobilisation des partenaires et suivi rapproché des décisions. Un rendez-vous est déjà fixé fin janvier 2026 pour en mesurer les premiers effets.

La scène n’est pas anodine. À Maluku, dans l’enceinte de la Zone économique spéciale, le gouvernement a choisi de conclure 2025 par une réunion stratégique. Autour de la table, les principaux acteurs de l’État concernés par l’industrialisation. À la manœuvre, la Première ministre, déterminée à inscrire les ZES au cœur du projet économique national.

Le Comité de pilotage a d’abord procédé à un état des lieux. Sept projets structurants, répartis de Kinshasa au Grand Katanga, du Nord-Kivu au Sud-Ubangi, dessinent une carte industrielle en construction. Maluku et Kin Malebo pour la capitale. Kinsevere, Kiswishi et Musompo pour le sud minier. Musienene, à Lubero, et la Green Special Economic Zone de Gwaka complètent l’architecture. Autant de pôles appelés à devenir des relais de croissance et de transformation locale.

Identifier les blocages pour accélérer

Le diagnostic, lui, se veut lucide. Cinq défis prioritaires ont été formellement identifiés : l’optimisation du cadre fiscal, l’insuffisance énergétique et infrastructurelle, la sécurisation foncière, la facilitation des visas de travail pour les experts expatriés et l’accès à des financements pérennes. Autrement dit, les conditions concrètes de l’attractivité.

Dans cette perspective, le ministre intérimaire de l’Industrie et le directeur général de l’Agence des zones économiques spéciales ont été encouragés à intensifier la prospection et l’accompagnement des investisseurs. L’objectif est assumé : bâtir un écosystème industriel robuste, capable d’absorber l’investissement privé et de créer de la valeur localement.

La méthode repose sur la coordination. Économie, Plan, Finances, Justice, Urbanisme, Électricité, Travaux publics, Environnement, Affaires foncières, Aménagement du territoire : la quasi-totalité des portefeuilles concernés étaient représentés, aux côtés de la Présidence, de l’AZES et de l’ANAPI. Une approche transversale, conçue pour lever les obstacles administratifs et sécuriser les projets.

La séquence ne s’achève pas sur une déclaration d’intention. Un rendez-vous est d’ores et déjà fixé à la fin janvier 2026 pour évaluer la mise en œuvre des décisions arrêtées. À Maluku, le gouvernement a voulu montrer que l’industrialisation ne relève plus du discours, mais d’un pilotage resserré et assumé.

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