La nuit a encore frappé le fleuve. À une trentaine de kilomètres de Mbandaka, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, un accident de navigation a coûté la vie à un enfant et mis en péril des dizaines de passagers. En cause : une collision nocturne entre une baleinière et un convoi de pirogues motorisées, sur un axe fluvial très fréquenté mais faiblement sécurisé. Le drame, survenu aux premières heures de mardi, met une nouvelle fois en lumière les fragilités structurelles du transport fluvial congolais : surcharge, navigation de nuit, signalisation insuffisante. Sans emphase, les autorités locales dressent un premier bilan et lancent des investigations. Au-delà des chiffres, l’épisode rappelle l’urgence d’une régulation effective d’un mode de transport vital, mais trop souvent meurtrier.
Un mort et 73 rescapés : tel est le bilan provisoire d’un naufrage survenu dans la nuit de lundi à mardi à Luaka, localité située à une trentaine de kilomètres de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, dans l’ouest de la République démocratique du Congo.
Selon les autorités municipales, la baleinière Zulu, partie de Mbandaka à destination de Boende, dans la province de la Tshuapa, a percuté un convoi de deux pirogues motorisées qui avaient quitté le village de Bolenge, dans le territoire de Bolomba. La collision s’est produite alors que les embarcations naviguaient de nuit, aux environs de 2 heures du matin.
« La baleinière est arrivée à Luaka, dernier campement avant le territoire d’Ingende, lorsqu’elle a cogné le convoi. Celui-ci a été écrasé et a fait naufrage », a expliqué Yves Balo, maire de Mbandaka. Les secours ont permis de récupérer 73 rescapés – 51 hommes, 20 femmes et deux bébés. Un enfant d’un an et huit mois a en revanche perdu la vie ; son corps a été retrouvé.
Une équipe conjointe, associant les autorités municipales et les responsables de quartier, a été mise en place pour poursuivre les recherches et établir les circonstances exactes de l’accident. « C’est un bilan provisoire », a précisé le maire.
Au fil de ces drames répétés, la question de la sécurité fluviale reste entière. Indispensable à la mobilité et à l’économie locales, le fleuve demeure un espace à haut risque, faute d’un encadrement strict et de moyens de prévention adaptés.
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