75.58 F
Kinshasa
20 janvier, 2026 - 11:26:56
Image default
Flash InfosLa unePolitiqueSécurité

FARDC : Mak Hazukay désigné porte-parole par intérim

Le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba a été nommé, le 7 janvier 2026, porte-parole par intérim des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et commandant du Service de communication et d’information des forces armées (SCIFA). La décision, entérinée par une note signée du chef d’état-major général, intervient après la suspension du général-major Sylvain Ekenge, dont des propos tenus sur la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC) ont suscité une vive controverse. En cause, des déclarations jugées xénophobes et discriminatoires à l’encontre de la communauté tutsie. L’épisode a été évoqué lors du Conseil des ministres du 2 janvier, au cours duquel le président Félix Tshisekedi a dénoncé des propos « méprisants et stigmatisants », incompatibles avec les valeurs républicaines et l’éthique attendue d’une institution militaire. Le chef de l’État a rappelé l’exigence de retenue dans la communication publique, en particulier sur des sujets à forte portée sécuritaire et diplomatique.

La séquence a rapidement dépassé le cadre national. Les propos incriminés ont circulé dans les médias et ont été relayés par des responsables rwandais ainsi que par des représentants du groupe rebelle AFC/M23, dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Rwanda, alors même que des démarches diplomatiques sont en cours dans les cadres dits de Washington et de Doha.

La nomination de Mak Hazukay Mongba vise à rétablir une parole institutionnelle plus contrôlée. Officier rompu aux enjeux de terrain, il était jusque-là commandant adjoint du SCIFA, chargé des opérations militaires et du renseignement. Depuis mai 2024, il occupait également les fonctions de directeur de la communication et de la sensibilisation, ainsi que de porte-parole du secteur opérationnel Sukola 1 Grand Nord et Front Nord, engagé contre les ADF et le M23 dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu.

Derrière ce changement, l’état-major cherche à contenir les effets politiques et diplomatiques d’une parole militaire devenue, ces derniers mois, un enjeu stratégique à part entière. La communication des FARDC, désormais placée sous étroite surveillance, redevient un instrument de discipline autant que de crédibilité.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus