Deux cent soixante-dix détenus libérés sur 800 dossiers examinés, cent officiers de police judiciaire formés et déployés à l’échelle nationale. Jeudi 8 janvier à Kinshasa, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko, a détaillé devant la presse les avancées enregistrées dans le secteur judiciaire, lors d’un briefing conjoint avec le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe. Au cœur de cette communication, le désengorgement carcéral, présenté comme un exercice de rigueur juridique plutôt que comme un geste politique. Seules 270 demandes ont été retenues, après un examen approfondi des dossiers, dans le respect strict des procédures légales. En parallèle, la réforme de la chaîne pénale s’est traduite par la formation et le déploiement de 100 officiers de police judiciaire, appelés à renforcer la légalité et la crédibilité des actes judiciaires. À travers ces chiffres exposés sans emphase, les deux ministres entendent installer l’image d’une justice en reconstruction méthodique, fondée sur le tri, la discipline procédurale et la restauration progressive de la confiance dans l’État de droit.
La réforme avance sans éclats, mais avec méthode. Réuni jeudi 8 janvier 2026 à Kinshasa, le gouvernement a présenté un état des lieux des avancées enregistrées dans le secteur de la justice en République démocratique du Congo. Au centre de ce briefing de presse, conduit par Guillaume Ngefa Atondoko, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, une priorité : remettre de l’ordre dans un système longtemps miné par les dysfonctionnements.
Premier chantier mis en avant : le désengorgement des établissements pénitentiaires. Sur les 800 dossiers de demandes de libération conditionnelle reçus par le ministère, 270 ont été retenus après examen. Une sélection assumée comme rigoureuse. Le ministre insiste sur le cadre légal strict de ces décisions, prises « conformément aux dispositions en vigueur », afin d’écarter toute confusion entre réforme et laxisme.
En filigrane, une volonté de rupture avec des pratiques dénoncées par le passé. Des tentatives de manipulation ont été évoquées, notamment des financements illicites visant à obtenir la libération de personnes qui n’étaient même pas détenues. Le tri opéré, affirme le ministre, répond à une exigence de crédibilité et de justice équitable.
Réhabiliter la chaîne pénale
Au-delà des prisons, la réforme vise l’ensemble de la chaîne pénale. Cent officiers de police judiciaire ont été formés, puis nommés et déployés à travers le pays. Un investissement humain présenté comme stratégique pour restaurer la légalité des procédures et la fiabilité des actes émis par les services judiciaires.
« Il est essentiel que les documents qui sortent de notre pays soient revêtus du sceau de la légalité et de la crédibilité », a souligné le ministre, liant directement la réforme administrative à la confiance des citoyens et des partenaires.
Présent à ce briefing, Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, a inscrit ces mesures dans une dynamique politique plus large : celle d’un État qui entend réaffirmer son autorité par des institutions crédibles, plutôt que par des annonces spectaculaires.
À travers ces décisions, l’exécutif trace une ligne : réformer sans fragiliser, assainir sans céder aux pressions. Une justice plus structurée, plus lisible et plus respectée demeure l’un des piliers annoncés de l’action gouvernementale. Le chantier est loin d’être achevé, mais les premiers jalons sont posés.
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