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9 mars, 2026 - 07:00:56
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Est de la RDC : Bettens Ntumba questionne les limites du dialogue interne

La question n’est plus théorique. Elle est politique. Dans une tribune au ton ferme et argumenté, Bettens Ntumba interroge la voie la plus crédible pour mettre fin au conflit persistant dans l’Est de la République démocratique du Congo. Faut-il poursuivre le dialogue congolais ou privilégier une diplomatie active face aux acteurs extérieurs impliqués ? Le texte part d’un constat lourd : des décennies de violences, des dialogues internes répétés, et une paix qui se dérobe. Mais il met aussi en lumière un tournant. Kinshasa ne se contente plus d’appels incantatoires. La RDC intensifie ses démarches diplomatiques, renforce ses capacités sécuritaires et cherche à inscrire la question de l’Est dans un rapport de responsabilité internationale. Sans rejeter le dialogue national, l’auteur plaide pour une hiérarchisation claire des leviers d’action : la concorde interne comme nécessité politique, la diplomatie comme condition de la paix. Cette tribune, publiée à un moment charnière, éclaire un débat central et rappelle que la stabilisation de l’Est ne peut plus reposer sur des solutions de façade.

Tribune de Bettens Ntumba
Quelle voie pour la paix à l’est : la diplomatie ou le dialogue congolais ?

L’histoire politique congolaise renseigne que depuis l’accession de la RDC à la souveraineté nationale en 1960 jusqu’à nos jours, l’homme politique congolais n’a jamais l’obstruction de trouver la solution aux crises multiples et multipliées de son pays.

Certes, trop de sang a coulé à l’Est de la RDC depuis des décennies, sans justice et sans criminels.

De ce fait, le problème réel de cette crise à l’Est, c’est la terre congolaise, fort enviable par l’État rwandais, et la prédation des ressources naturelles par les États étrangers, car la RDC est considérée comme un champ destiné à la prédation et un pays self-service.

Le dialogue entre les Congolais porterait-il la paix à l’Est ?

Le dialogue entre les Congolais porterait une paix de façade, comme les dialogues précédents de Sun City et d’autres, car ce conflit n’a pas véritablement un caractère congolo-congolais, mais plutôt exogène.
À cet effet, la solution diplomatique s’impose avec les États étrangers impliqués dans cette crise, en l’occurrence l’État rwandais et les États non apparents au conflit.

Le dialogue est indispensable pour la concorde et pour accorder les violons politiques discordants, non pour mettre fin à cette guerre, car cette crise a une cause d’extranéité.

La preuve en est que la RDC a organisé des dialogues congolo-congolais sans mettre fin à la guerre, mais il y a plutôt un système « après le dialogue égale avant le dialogue », c’est-à-dire le cercle vicieux.

À cet effet, le futur dialogue ne doit pas peindre le même décor des dialogues antérieurs, caractérisés par le partage du pouvoir équitable et équilibré du pouvoir, le blanchiment des criminels (impunité), la survie politique ou le repositionnement politique, la bourgeoisie prédatrice, le mixage et le brassage, la paix de trompe-l’œil, etc.

Au regard de cela, une nouvelle vision des dialogues est nécessaire, qui découlerait sur des idées-forces inhérentes au bien-être des Congolais, la transformation des convoitises étrangères en opportunités de développement, les mécanismes de gestion de la sécurité des frontières avec le Rwanda et la recommandation de la mise en place d’une armée républicaine, professionnelle, citoyenne et dissuasive.

La montée en puissance supérieure de l’armée est importante pour mettre en déroute les prédateurs.
Patrice Emery Lumumba ne disait-il pas : « Congo uni, pays fort » ?

 

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