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4 juin, 2026 - 04:42:16
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Julien Paluku invoque l’héritage de Laurent-Désiré Kabila, 25 ans après son assassinat

Vingt-cinq ans après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, la RDC se souvient d’un président tombé au cœur du pouvoir, mais aussi d’un moment fondateur de son récit politique contemporain. Le 16 janvier 2001, au Palais de Marbre, disparaissait un chef d’État qui avait fait de la résistance à l’ingérence étrangère un axe central de son combat. En pleine résurgence des violences dans l’Est, cette mémoire est aujourd’hui réactivée comme un miroir du présent. À travers un témoignage sans concession, Julien Paluku convoque l’héritage de M’zee Kabila pour appeler à l’unité nationale, au soutien aux institutions et à une vigilance accrue face aux menaces extérieures. Plus qu’une commémoration, l’anniversaire interroge : que reste-t-il de la promesse de souveraineté, et comment la transformer, enfin, en projet collectif durable ?

Le 16 janvier reste une date de fracture. Vingt-cinq ans après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, abattu dans son bureau du Palais de Marbre à Kinshasa, la République démocratique du Congo replonge dans une mémoire lourde de symboles. Celle d’un chef d’État tombé, selon ses proches et ses partisans, pour avoir refusé l’inféodation du pays et opposé un veto frontal aux injonctions venues de l’extérieur, notamment du Rwanda.

Dans un témoignage, Julien Paluku convoque l’histoire pour éclairer le présent. Les combats qui ravagent aujourd’hui le Nord et le Sud-Kivu, écrit-il, font écho aux défis affrontés par M’zee Kabila au tournant des années 2000, lorsque Kigali avait soutenu la création du RCD, ancêtre, dans la rhétorique officielle congolaise, des actuelles rébellions affiliées à l’AFC/M23.

La permanence d’un conflit, la constance d’un récit

Vingt-cinq ans après, le parallèle est assumé. Même géographie, mêmes accusations d’ingérence, même crainte d’une remise en cause de l’intégrité territoriale. Pour Julien Paluku, l’histoire se répète, mais la conviction demeure : « hier comme aujourd’hui, les agresseurs échoueront ». Le propos s’inscrit dans une ligne de continuité idéologique, où la résistance devient un héritage national et un marqueur de souveraineté.

Dans ce récit, l’unité nationale apparaît comme l’ultime rempart. Le peuple congolais est appelé à rester « debout », résolument engagé derrière le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, face à ce qui est présenté comme des velléités expansionnistes persistantes. La bataille est aussi celle de la communication, accuse Paluku, dénonçant une guerre des récits menée pour séduire la communauté internationale.

Un héritage politique à interroger

Mais au-delà de l’hommage, le témoignage se veut exhortation. Le sacrifice des héros d’hier et d’aujourd’hui impose, selon lui, une introspection collective. « Bâtir un pays plus beau qu’avant », la promesse de l’hymne national ne saurait rester un slogan. Elle exige une remise en question des méthodes de gouvernance, du rapport au travail et de la responsabilité individuelle.

À l’heure des commémorations, la figure de Laurent-Désiré Kabila reste ainsi mobilisée comme une boussole politique. Un rappel que, dans l’imaginaire national, la souveraineté ne se négocie pas. Et que trahir demeure, plus que jamais, l’interdit suprême.

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