À Bunia, l’État reprend pied, brique après brique. L’inauguration d’un nouveau complexe administratif de la Direction générale de migration (DGM) marque une étape tangible dans la consolidation de l’autorité publique en Ituri. Porté par le gouverneur militaire, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, l’ouvrage se veut à la fois fonctionnel et symbolique : offrir aux services publics un cadre digne, renforcer l’efficacité administrative et restaurer la confiance des citoyens. Dans une province meurtrie par des années d’instabilité, ce bâtiment incarne une volonté politique claire : celle de substituer aux logiques de crise une architecture de paix, de gouvernance et de service. Au-delà du geste infrastructurel, le message est stratégique : sans institutions solides, il n’y a ni sécurité durable, ni développement crédible.
La Direction générale de migration (DGM) en Ituri dispose désormais d’un complexe administratif moderne, érigé au cœur de Bunia. L’ouvrage a été inauguré par le gouverneur militaire de la province, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, dans un contexte où la reconstruction institutionnelle s’impose comme une priorité stratégique.
Conçu pour offrir aux agents un cadre de travail adapté, le bâtiment s’inscrit dans la politique d’appui aux infrastructures publiques engagée par l’État congolais. Objectif : améliorer l’efficacité des services administratifs et renforcer la présence de l’autorité publique dans les provinces.
« Nous saluons la promptitude du gouverneur militaire, qui nous a accordé ce site. Ce geste suscite satisfaction et motivation », a déclaré Ngoy Mukalay, directeur provincial de la DGM en Ituri, soulignant l’impact direct de l’ouvrage sur les conditions de travail et la qualité du service rendu à la population.
Un signal politique de stabilisation
Pour Johnny Luboya N’kashama, l’inauguration dépasse la seule dimension administrative. Elle traduit une vision : réinstaller l’État dans ses fonctions régaliennes, en dotant ses services de moyens structurels. Le gouverneur militaire a, à cette occasion, salué l’engagement du directeur général de la DGM, dont l’action, a-t-il rappelé, s’inscrit dans un appel constant « au vivre-ensemble et à l’amour de la province ».
Dans une région longtemps fragilisée par les violences armées, la matérialisation d’un tel édifice agit comme un marqueur de normalisation. Elle rappelle que la sécurité ne se construit pas seulement par l’action militaire, mais aussi par l’ancrage durable des institutions civiles.
À Bunia, ce nouveau complexe administratif devient ainsi un symbole : celui d’un État qui ne se contente plus de promettre, mais qui bâtit. Et qui, ce faisant, tente de transformer la paix fragile en stabilité durable.
M.B

