À Davos, la République démocratique du Congo ne se présente plus comme un pays en attente, mais comme un acteur clé des réponses globales. Depuis le 19 janvier, le président Félix Tshisekedi multiplie rencontres bilatérales et échanges stratégiques au Forum économique mondial, dans un contexte marqué par l’urgence climatique, la transition énergétique et les recompositions géopolitiques. La RDC avance un positionnement assumé : celui d’un « pays-solutions », capable de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques et à la stabilité régionale. Entre plaidoyer environnemental, diplomatie économique et messages politiques sur la paix à l’Est, Kinshasa cherche à inscrire sa centralité dans les débats mondiaux. Une séquence internationale où se joue autant l’image du pays que sa capacité à convertir son potentiel en partenariats concrets.
Depuis lundi 19 janvier 2026, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo prend part à la 56ᵉ réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos. Au programme : des discussions bilatérales de haut niveau et une participation active aux sessions consacrées à la transformation technologique, à la transition énergétique et au climat.
Pour Kinshasa, Davos offre une vitrine stratégique. La RDC y défend sa vision de « pays-solutions », notamment à travers l’initiative du Couloir vert Kivu–Kinshasa, présentée comme une réponse concrète aux défis climatiques mondiaux. Le pays met également en avant ses minerais critiques : cobalt, cuivre, lithium et son potentiel hydroélectrique unique, autant d’atouts jugés indispensables à la transition énergétique globale.
Diplomatie économique et message politique
La présence congolaise à Davos est aussi l’occasion de réaffirmer un attachement au multilatéralisme et au dialogue. Membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la RDC entend peser dans les discussions sur la paix et la coopération internationale, tout en cherchant à nouer des partenariats économiques structurants.
En marge du forum, le chef de l’État a rencontré Philippe, roi des Belges. Les échanges ont porté sur les efforts en cours pour l’instauration d’une paix « juste et vérifiable » dans l’Est de la RDC. Partenaire clé, la Belgique a, selon la présidence congolaise, réaffirmé son engagement en faveur du respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC, conformément au droit international.
Avec plus de 2 500 participants issus des mondes politique, économique, scientifique et culturel, Davos demeure une plateforme d’influence majeure. Pour la RDC, l’enjeu est clair : transformer la reconnaissance de son rôle stratégique en décisions concrètes, capables de lier transition mondiale et intérêts nationaux.
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