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Kinshasa
23 septembre, 2026 - 12:48:07
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Au Congrès américain, les plaidoyers pro-Kigali restent sans effet : Washington exige le départ complet des forces rwandaises de la RDC

La scène s’est jouée à Washington, mais l’enjeu était pleinement congolais. Devant le Congrès américain, l’audition consacrée à la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo a confirmé un basculement diplomatique net. Malgré les tentatives de certains élus de plaider pour Kigali, les accusations contre le Rwanda se sont faites plus directes, les exigences plus fermes, et les menaces de sanctions explicites. Washington estime que l’intégrité territoriale congolaise n’est pas négociable et réclame un retrait complet des forces rwandaises. En parallèle, les États-Unis affichent leur volonté d’ancrer un partenariat stratégique renforcé avec Kinshasa, notamment sur les minerais critiques et l’industrialisation locale. À Capitol Hill, le rapport de force semble évoluer : la RDC n’apparaît plus seulement comme un théâtre de crise, mais comme un partenaire géopolitique central.

Réunie pour examiner la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, l’audition du Congrès américain a mis en lumière un clivage net : d’un côté, quelques voix tentant de défendre Kigali ; de l’autre, une administration américaine de plus en plus explicite sur les responsabilités rwandaises.

Le député républicain Ronny Jackson s’est ainsi illustré par des propositions favorables au Rwanda. Il a suggéré que les minerais congolais puissent être extraits en RDC mais raffinés au Rwanda, au nom d’une « coopération régionale ». Une approche perçue à Kinshasa comme la formalisation d’une dépendance économique, voire d’un transfert de valeur hors du territoire congolais.

Plus controversée encore, son idée d’intégrer des combattants du M23 au sein des forces de sécurité congolaises. Une hypothèse qui rappelle les précédentes politiques de « brassage » et de « mixage », souvent accusées d’avoir fragilisé l’appareil sécuritaire national plutôt que de le consolider.

Ces propositions sont restées marginales. Car le ton dominant, lui, était ailleurs.

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