Dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri, Kazaroho a été le théâtre d’une offensive attribuée aux rebelles ADF le vendredi dernier. La riposte rapide des Wazalendo du MRPC, appuyés par les FARDC, a permis de contenir l’incursion et d’éviter une extension des violences.
La localité de Kazaroho, située à l’ouest du village de Bwanasura/Otomabere, dans le groupement Vonkutu, territoire d’Irumu en province de l’Ituri, a été la cible d’une attaque armée attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), le vendredi 23 janvier 2026. Cette zone rurale, distante d’environ 15 kilomètres de Bwanasura/Otomabere, est régulièrement exposée aux incursions des groupes armés actifs dans la région.
D’après les informations livrées par Christophe Munyanderu, activiste et défenseur des droits humains, des hommes armés ont fait irruption dans la localité, ouvrant le feu à l’aide d’armes automatiques, semant la panique au sein de la population. Des tirs nourris ont été entendus durant plusieurs minutes avant qu’une riposte armée ne soit organisée pour repousser les assaillants.
Alertés par la situation, les Wazalendo du Mouvement des Résistants Patriotes Congolais (MRPC), sous le commandement du général auto-proclamé Gépard, seraient rapidement intervenus sur le terrain. Leur action a permis de contenir l’attaque et d’empêcher une progression des rebelles vers les habitations environnantes, évitant ainsi un bilan humain plus lourd.
Selon la même source, les échanges de tirs ont abouti à la neutralisation de deux combattants ADF, tandis que trois autres ont été capturés vivants. Ces derniers auraient été aussitôt acheminés vers l’état-major des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) basé à Ndimo, où ils font l’objet de vérifications sécuritaires et d’interrogatoires. À ce stade, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué concernant d’éventuelles pertes civiles ou du côté des forces locales ayant pris part à la riposte.
Tout en saluant la promptitude et la détermination des jeunes combattants Wazalendo, Christophe Munyanderu exhorte les services de défense et de sécurité à renforcer les opérations de ratissage dans les zones forestières avoisinantes. Une telle démarche, estime-t-il, est indispensable pour traquer d’éventuels éléments armés encore en fuite et assurer une protection durable des populations civiles vivant dans cette partie du territoire d’Irumu, confrontée de manière récurrente à l’insécurité.
Justin Mupanya

