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22 juin, 2026 - 10:47:11
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Gestion des catastrophes : Judith Suminwa lance le système national d’alerte précoce pour protéger tous les Congolais d’ici 2027

Anticiper plutôt que subir. Face à la multiplication des inondations, des érosions, des sécheresses et des crises sanitaires, la République démocratique du Congo amorce un virage préventif. À Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a lancé l’initiative « Système d’alerte précoce pour tous » (EW4All), un dispositif national destiné à couvrir l’ensemble de la population contre les risques de catastrophes d’ici 2027. Déployé avec l’appui du Système des Nations unies, le mécanisme vise à améliorer la surveillance, la prévision et la diffusion rapide des alertes. Pour l’exécutif, il s’agit de rompre avec une gestion réactive des crises et d’installer durablement la prévention au cœur de l’action publique.

La République démocratique du Congo veut passer de la réaction à l’anticipation.

Mercredi 28 janvier, à Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a ouvert l’atelier national marquant le lancement officiel du « Système d’alerte précoce pour tous » (Early Warnings for All – EW4All), une initiative destinée à doter le pays d’un dispositif national d’alerte multi-aléas et multirisques.

L’objectif affiché est ambitieux : garantir, d’ici 2027, que chaque citoyen puisse être informé à temps en cas de danger imminent, qu’il s’agisse d’inondations, d’érosions, de sécheresses ou encore de crises sanitaires.

Surveillance, prévision et communication

Portée conjointement par le gouvernement congolais, à travers le ministère de l’Intérieur, et le Système des Nations unies, l’initiative repose sur trois piliers : la surveillance des risques, la prévision scientifique et la diffusion rapide de l’information aux populations.

Il s’agit de structurer un mécanisme capable de déclencher des alertes fiables et accessibles, notamment dans les zones les plus exposées et souvent les moins connectées.

Selon les autorités, le dispositif doit permettre de réduire les pertes humaines, de protéger les moyens de subsistance et de limiter les impacts économiques des catastrophes.

« Gouverner, c’est prévoir »

Dans son intervention, la cheffe du gouvernement a défendu une approche axée sur la prévention.

« Le Gouvernement de la République s’attaque à la prévention et à la sauvegarde de l’économie nationale. Ma présence à ces assises traduit ma conviction que gouverner, c’est prévoir, et que l’anticipation doit être au cœur de l’action publique », a déclaré Judith Suminwa Tuluka.

Elle a estimé « impératif de rompre avec des approches réactives, coûteuses et insuffisantes, pour bâtir un système national fondé sur la prévention, l’anticipation et la résilience ».

Selon elle, ce système d’alerte multirisque constitue « un outil essentiel pour renforcer la sécurité des citoyens ».

L’appui des Nations unies

Présent à Kinshasa, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes, Kamal Kishore, a salué l’engagement des autorités congolaises.

« Je tiens à féliciter le peuple et le Gouvernement congolais pour le lancement national de cette initiative. Cette étape importante a été rendue possible grâce à votre détermination à ne pas laisser les aléas naturels se transformer en catastrophes dévastatrices », a-t-il déclaré.

Il a également mis en avant la création de la Direction générale de la Protection civile, considérée comme un levier institutionnel clé pour coordonner la prévention.

Un enjeu de souveraineté et de résilience

Pour le gouvernement, la protection civile s’inscrit plus largement dans la restauration de l’autorité de l’État et dans la modernisation de l’administration publique.

Le dispositif s’aligne sur le sixième pilier du Programme d’actions du gouvernement, consacré à la résilience face aux chocs climatiques et environnementaux.

L’atelier national doit désormais identifier les acteurs impliqués, définir les canaux de diffusion des alertes et adapter le système aux réalités locales.

À l’heure où les effets du changement climatique se font plus fréquents et plus intenses, les autorités espèrent faire de l’alerte précoce un outil concret pour sauver des vies et réduire les pertes économiques.

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