La médiation africaine reprend de l’élan. Réunis à Luanda autour du président angolais João Lourenço, plusieurs dirigeants et facilitateurs du processus de paix ont tenté d’imprimer un nouveau tempo à la stabilisation de l’Est congolais. Au cœur des décisions : un appel formel à un cessez-le-feu, la relance d’un dialogue intercongolais et la réaffirmation du retrait des forces étrangères du territoire congolais. Pour Kinshasa, ces concertations s’inscrivent dans la continuité des initiatives de Washington et de Doha. Face à une insécurité persistante, la diplomatie régionale cherche à transformer les engagements politiques en mécanismes concrets de désescalade. Reste désormais à obtenir l’adhésion effective des parties sur le terrain.
Le président Félix Tshisekedi s’est rendu à Luanda à l’invitation de son homologue angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine. Cette visite de travail s’inscrit dans la continuité de leur précédente rencontre du 4 janvier et vise à accélérer les initiatives diplomatiques en faveur d’un retour durable à la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Autour des deux chefs d’État, ont également pris part aux discussions Faure Gnassingbé, médiateur désigné de l’Union africaine, et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, facilitateur du processus de paix.
Washington et Doha comme boussole
Les échanges ont porté sur la mise en œuvre des engagements issus des processus de Washington et de Doha, deux cadres diplomatiques destinés à faire baisser la tension sécuritaire dans l’Est congolais.
Selon le communiqué final, les participants ont décidé « d’appeler les parties en conflit en RDC à déclarer un cessez-le-feu qui entrera en vigueur à la date et à l’heure à convenir », tout en les encourageant à accélérer l’application des mécanismes de vérification du cessez-le-feu, convenus à Doha le 14 octobre 2025.


