Ce ne sont ni des promesses ni des plans à long terme, mais des travaux visibles. À Makala, dans la périphérie de Kinshasa, la cour d’école n’est plus une étendue boueuse, les salles sont asséchées et les élèves disposent désormais de bancs neufs. À l’initiative du député national Éric Tshikuma, les écoles Saint Mathias ont bénéficié d’une série d’aménagements d’urgence. En retour, les bénéficiaires ont adressé une lettre manuscrite de remerciement, témoignage rare d’une action locale qui touche directement le quotidien scolaire. Une intervention concrète, en attendant un projet plus vaste de reconstruction.
Dans la commune populaire de Makala, à Kinshasa, les Écoles Saint Mathias évoluent depuis des années dans un cadre fragile : terrain marécageux, cour régulièrement inondée, bâtiments vieillissants, mobilier insuffisant.
En visite sur place, le député national Eric Tshikuma a engagé une série de mesures immédiates pour améliorer les conditions d’apprentissage.
Parmi les travaux réalisés : stabilisation de la cour, canalisation des eaux vers un collecteur, assèchement des salles, réhabilitation des sanitaires, peinture des murs et dotation de nouveaux bancs.
Objectif affiché : rendre l’environnement scolaire « plus sain, plus sûr et plus propice à l’apprentissage ».
Une bourse pour stimuler l’excellence
Au-delà des aménagements matériels, l’initiative comporte un volet éducatif. Les meilleurs élèves de chaque promotion pourront bénéficier d’une bourse d’excellence « Patrick Muyaya Katembwe », destinée à encourager la performance scolaire.
Le député évoque « un pari collectif pour terminer l’année avec des résultats performants », liant soutien social et exigence académique.
Une lettre manuscrite comme témoignage
Fait rare dans ce type d’action : les bénéficiaires ont formalisé leur gratitude dans une lettre manuscrite adressée à l’élu.
« Grâce à votre soutien, notre cour, autrefois rivière Kalamu, a été aménagée… Nos murs ont revêtu une nouvelle robe joyeuse… Nos salles de classes vides seront désormais remplies de jolis bancs », écrivent-ils.
Le document souligne que ces améliorations apportent « un environnement sain, sécurisé et propice à l’apprentissage » et salue « un geste de générosité en faveur de la jeunesse de Makala ».
Ce témoignage illustre concrètement l’impact des travaux sur le quotidien des élèves, bien au-delà de l’annonce politique.
Un chantier plus vaste en perspective
Pour autant, les responsables reconnaissent que ces interventions ne règlent pas tout.
Les bâtiments, vieux de plus de soixante-dix ans, présentent des signes d’affaissement.
Un plaidoyer est désormais annoncé pour une reconstruction complète des infrastructures, qui nécessiterait l’implication des autorités publiques et de partenaires multiples.
À Makala, l’enjeu dépasse la simple réhabilitation : il s’agit d’offrir aux enfants un cadre scolaire digne, condition essentielle pour donner un contenu réel à la gratuité de l’enseignement de base.
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