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26 juin, 2026 - 03:58:16
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Mining Indaba 2026 : « La RDC tient ses engagements », Louis Watum Kabamba clarifie la stratégie minière d’un pays solution

À Cape Town, la République démocratique du Congo a voulu parler d’une voix claire. Devant investisseurs, banquiers et opérateurs miniers réunis au Mining Indaba 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a défendu l’image d’un pays « solution », déterminé à honorer ses engagements contractuels et à structurer des partenariats durables. Au cœur des échanges : le projet des Mines de fer de la Grande Orientale (MIFOR), la mobilisation de financements internationaux, le respect du Code minier et la montée en gamme des chaînes de valeur locales. Dans un contexte de concurrence accrue autour des minerais stratégiques, Kinshasa entend conjuguer attractivité, gouvernance et intérêts nationaux, tout en consolidant ses liens avec les États-Unis et d’autres partenaires clés.

Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a pris part au forum Mining Indaba 2026, tenu à Cape Town, en Afrique du Sud.

Dans un environnement international marqué par la compétition autour des minerais critiques : cobalt, cuivre, lithium, fer, la délégation congolaise a multiplié les séquences de travail ciblées. Objectif affiché : consolider l’attractivité du secteur minier, sécuriser des financements structurants et clarifier la cohérence des partenariats autour du développement minier du pays.

« La RDC tient à ses engagements et demeure un pays solution pour tout le monde », a fait valoir le ministre en insistant sur la stabilité contractuelle et la volonté d’inscrire les projets dans une logique de création de valeur durable.

MIFOR : un projet structurant pour relier les façades atlantique et indienne

Au cœur des présentations congolaises figurait le projet des Mines de fer de la Grande Orientale (MIFOR). Ce programme vise à développer l’exploitation du fer dans le nord-est du pays et à soutenir la mise en place d’infrastructures de transport capables de relier cette région au sud-est minier, avec l’ambition de connecter, à terme, les façades atlantique et indienne.

Présenté comme un cadre structurant, le MIFOR dépasse la seule extraction : il intègre des corridors logistiques, des infrastructures ferroviaires et portuaires ainsi qu’une perspective d’industrialisation progressive.

Dans ce cadre, le ministre a tenu des réunions bilatérales avec plusieurs institutions financières, notamment la Trade and Development Bank, Standard Bank Group, la Development Bank of Southern Africa et la Public Investment Corporation.

Les discussions ont porté sur les modalités de financement, la gouvernance des projets et l’alignement des attentes entre l’État congolais et les partenaires financiers. Des échanges ont également eu lieu avec des délégations du Japon, de la Belgique et de l’Union européenne autour d’opportunités d’investissements bilatéraux et privés.

Code minier, participation congolaise et exigences environnementales

Sur le plan sectoriel, le ministre a rencontré plusieurs dirigeants d’entreprises minières actives en RDC. Les échanges ont porté sur l’amélioration des pratiques, le respect des dispositions du Code minier, notamment en matière de participation des personnes physiques congolaises au capital des sociétés ainsi que sur les obligations environnementales et sociales.

La question de l’exploitation artisanale et de l’artisanat illégal a également été abordée, de même que la nécessité de renforcer la coordination entre services publics, entités techniques et opérateurs privés. Les parties ont convenu de poursuivre ces discussions dans des cadres techniques de concertation.

Le traditionnel « DRC Breakfast », organisé en marge du forum, a offert un espace d’échanges directs avec les acteurs économiques opérant en RDC. Dans ce cadre informel mais structuré, les discussions ont porté sur les contraintes opérationnelles, les attentes du secteur privé et les leviers concrets d’amélioration de la gouvernance minière.

Les États-Unis, partenaire stratégique et coopération technique

Les discussions ont également permis de clarifier les partenariats internationaux de la RDC, y compris ceux conclus avec les Émirats arabes unis et les États-Unis, dans une logique d’intérêts réciproques et de bénéfices durables pour les populations.

Lors d’un récent séjour aux États-Unis, le ministre, s’exprimant dans le même esprit que le vice-Premier ministre Mukoko Samba, a indiqué que le peuple congolais souhaite voir les grands exploitants miniers « rééditer ce que Freeport-McMoRan a fait à Tenke Fungurume », référence à la mine exploitée par Tenke Fungurume Mining, l’un des plus importants producteurs mondiaux de cobalt.

Au-delà des discussions portant sur l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, la sécurité et l’éducation, le ministre a proposé une collaboration urgente dans le domaine de l’exploration minière entre les services techniques congolais et United States Geological Survey. Il a également insisté sur le renforcement des capacités des jeunes cadres et étudiants congolais, rappelant que les États-Unis abritent l’une des écoles minières les plus réputées au monde, la Colorado School of Mines.

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