Cinquante ans après sa création, l’Union Parlementaire Africaine (UPA) célèbre son rôle dans la promotion de la coopération interparlementaire et des valeurs démocratiques sur le continent. À Abidjan, son président en exercice, Jean-Michel Sama Lukonde, a salué l’héritage de cette organisation née dans le sillage des indépendances africaines et s’est engagé à « préserver son âme » face aux défis contemporains. L’ancien Premier ministre congolais a insisté sur la nécessité de renforcer la prévention des crises, la participation des jeunes et des femmes ainsi que l’adaptation des parlements aux mutations numériques. Dans un contexte marqué par des tensions politiques et sécuritaires persistantes en Afrique, cet anniversaire apparaît comme un moment de réflexion sur le rôle des institutions parlementaires dans la consolidation de la paix et de la gouvernance démocratique.
L’Union Parlementaire Africaine (UPA) a célébré vendredi 13 février 2026 à Abidjan ses 50 ans d’existence, marquant un demi-siècle d’action en faveur de l’unité, de la coopération et de la démocratie sur le continent.
À cette occasion, le président en exercice du Comité exécutif de l’organisation, Jean-Michel Sama Lukonde, a pris un engagement solennel : « préserver l’âme de l’UPA, défendre ses valeurs et servir sa mission avec loyauté, courage et intégrité ».
Héritage des indépendances africaines
Créée le 13 février 1976, dans un contexte d’affirmation des souverainetés africaines, l’UPA visait à faire des parlements des acteurs centraux de l’unité continentale et de la consolidation démocratique.
Selon Sama Lukonde, l’organisation est née de la conviction que les institutions parlementaires devaient jouer un rôle déterminant dans la promotion de la paix, du dialogue politique et du développement.
Depuis cinq décennies, l’UPA s’est imposée comme un cadre privilégié de concertation entre les parlements africains, favorisant échanges d’expériences, renforcement des capacités et culture du débat démocratique.
Un acteur engagé sur les grands enjeux
L’action de l’organisation s’est étendue à plusieurs thématiques majeures : prévention des conflits, promotion des droits humains, égalité entre les sexes, participation des jeunes et développement durable.
À travers conférences, sessions statutaires et rencontres internationales, l’UPA a contribué à consolider les institutions parlementaires et à renforcer leur rôle dans la gouvernance publique.
L’organisation a également noué des partenariats avec des institutions internationales, notamment l’Union interparlementaire et des agences des Nations unies, afin d’inscrire l’action parlementaire africaine dans les grands agendas internationaux.
Se réinventer face aux défis contemporains
Face aux mutations politiques, économiques et technologiques, Sama Lukonde a appelé l’UPA à rester fidèle à l’esprit de ses fondateurs tout en se modernisant.
Il a notamment plaidé pour une gouvernance plus inclusive et transparente, une implication accrue des femmes et des jeunes et une adaptation aux enjeux numériques, y compris l’usage de l’intelligence artificielle.
À ses yeux, le renforcement du rôle des parlements dans la prévention des crises et la consolidation de la paix demeure une priorité pour l’avenir du continent.
Fidèle à sa vocation panafricaine, l’UPA entend continuer à porter la voix des parlements africains sur les grandes questions stratégiques du continent.
À l’heure des défis sécuritaires, économiques et climatiques, l’organisation ambitionne de rester un instrument de solidarité et de dialogue, au service d’une Afrique plus stable, démocratique et intégrée.
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