Plus de trois mois après l’incident environnemental survenu le 4 novembre 2025 au site CDM/Joli-Site à Lubumbashi, le gouvernement congolais a rendu publiques les conclusions de la commission interministérielle spéciale chargée d’en établir les responsabilités et d’évaluer les impacts. Selon le communiqué officiel du ministère des Mines, l’événement attribué à un dysfonctionnement technique, a provoqué des effets sanitaires limités mais réels au sein des communautés riveraines. Des mesures d’urgence ont été prises, incluant la suspension temporaire des activités, la prise en charge médicale des personnes affectées et le renforcement des dispositifs de contrôle environnemental. L’exécutif affirme sa volonté de garantir la protection des populations et d’imposer le respect strict des normes minières.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a publié les conclusions des travaux de la commission interministérielle spéciale mise en place après l’incident environnemental du 4 novembre 2025 au site CDM/Joli-Site, exploité par la société Congo Dongfang International Mining (CDM), à Lubumbashi.
Selon le communiqué, l’incident trouve son origine dans « un dysfonctionnement technique ayant entraîné le rejet d’un gaz irritant ». Les autorités précisent que cet événement a affecté des quartiers densément peuplés, provoquant « une exposition de la population à un gaz irritant » ainsi que des cas d’irritations oculaires et respiratoires.
Des mesures d’urgence déployées
Agissant conformément aux orientations du chef de l’État, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a ordonné dès le 6 novembre 2025 la suspension immédiate des activités du site concerné.
Le gouvernement indique que 670 personnes ont été prises en charge médicalement à l’Hôpital général de référence Jason Sendwe. Sur le plan humanitaire, 350 ménages affectés ont bénéficié d’une assistance directe.
Des travaux techniques ont également été engagés pour remédier aux causes de l’incident : vidange et pompage de neutralisation des effluents, amélioration des systèmes de confinement et renforcement des dispositifs de sécurité environnementale.
Engagement à renforcer la gouvernance environnementale
Les conclusions soulignent la nécessité d’un contrôle renforcé des activités minières et d’un suivi environnemental permanent. Le gouvernement affirme vouloir « rétablir la confiance des communautés riveraines » et veiller au respect strict des obligations sociales et environnementales des entreprises opérant dans le secteur extractif.
Au-delà de la gestion immédiate de la crise, l’exécutif entend tirer les leçons structurelles de cet incident. Il annonce la consolidation des mécanismes de contrôle, la mise en place de dispositifs de prévention durables et un engagement accru en faveur d’une industrie minière responsable.
Dans son communiqué, le gouvernement réaffirme sa détermination à protéger la santé des populations, à préserver l’environnement et à faire respecter les normes nationales et internationales en matière d’exploitation minière.
Cette publication marque une étape dans la gestion institutionnelle d’un incident qui avait suscité de vives inquiétudes à Lubumbashi et relance le débat sur la responsabilité environnementale des opérateurs miniers en RDC.
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