Un nouveau leadership religieux sous le signe de la collaboration institutionnelle. L’archevêque Evariste Ejiba Yamampia a été officiellement investi représentant légal et archevêque-président de l’Église de Réveil du Congo (ERC) lors d’une cérémonie tenue à Kinshasa, en présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, représentant le chef de l’État. Élu pour un mandat statutaire de cinq ans, il a placé son action sous le signe de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, affirmant la volonté de son organisation de dialoguer avec les autorités publiques et les partenaires internationaux. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux persistants, l’ERC entend se positionner comme un interlocuteur capable de contribuer à la stabilité nationale par ses actions pastorales et ses initiatives de médiation.
L’archevêque Evariste Ejiba Yamampia a été officiellement investi samedi 14 février 2026 comme représentant légal et archevêque-président de l’Église de Réveil du Congo (ERC), lors d’une cérémonie organisée au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale à Kinshasa.
Représentant le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a pris part à cette investiture, entourée de nombreux responsables religieux, pasteurs des églises de réveil et représentants d’autres confessions.
Élu le 6 février 2026 par les membres fondateurs, effectifs et les sages de l’ERC, Evariste Ejiba exercera un mandat statutaire de cinq ans. En tant qu’autorité hiérarchique épiscopale, il sera chargé de la gestion juridique, administrative et financière de l’organisation, tout en assurant sa supervision spirituelle et ses relations avec les institutions publiques.
Dans son allocution, le nouveau représentant légal a placé son mandat sous le signe de la paix et de l’unité nationale. « Nous avons œuvré pour faire de l’ERC un partenaire fiable, capable de dialoguer avec le Gouvernement ainsi qu’avec les institutions nationales et internationales », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Église entend mettre ses actions « au service de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale ».
Soulignant le rôle de la foi dans la stabilité du pays, il a insisté sur l’importance de la collaboration entre les confessions religieuses et l’État. « La véritable Église ne saurait s’opposer aux institutions de l’État établies », a-t-il affirmé, appelant à privilégier la médiation et l’apaisement des tensions.
La présence de la cheffe du gouvernement a été interprétée comme un signe de la volonté des autorités de renforcer le partenariat avec les organisations religieuses, considérées comme des acteurs sociaux majeurs, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé.
Fondée en 1997 par quatorze pasteurs néo-charismatiques et dotée de la personnalité juridique depuis 2003, l’Église de Réveil du Congo constitue aujourd’hui l’une des principales plateformes confessionnelles du pays. Son nouveau leadership entend désormais consolider son rôle dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale, dans un contexte national où les attentes envers les institutions religieuses restent élevées.
Infos27

