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13 mai, 2026 - 17:41:07
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Régulation des médias en RDC : le Csac ouvre sa 39e session pour durcir le contrôle des contenus audiovisuels et numériques

Face à la prolifération de contenus jugés contraires à l’éthique professionnelle, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) a engagé un nouveau tour de vis réglementaire. Réunie le 19 février à Kinshasa pour sa 39e session ordinaire, l’Assemblée plénière de l’organe de régulation entend renforcer la surveillance des médias traditionnels comme des plateformes numériques, tout en mettant un accent particulier sur le secteur publicitaire, considéré comme sensible en raison de son influence sociale. Les conseillers examinent notamment la création d’une brigade spécialisée chargée du contrôle des messages promotionnels, ainsi que le renforcement des partenariats institutionnels, notamment avec la RTNC et les autorités urbaines. Dans un paysage médiatique en pleine mutation technologique et marqué par l’essor des réseaux sociaux, le Csac affiche sa volonté d’imposer des mécanismes plus efficaces pour encadrer les dérives et restaurer les standards professionnels, au nom de la protection du public et de la crédibilité du secteur de l’information en RDC.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) a lancé, jeudi 19 février à Kinshasa, les travaux de la 39e session de son Assemblée plénière, dans un contexte marqué par la multiplication de contenus jugés non conformes aux normes professionnelles dans les médias audiovisuels et sur les plateformes numériques.

Cette session vise à définir des mécanismes plus efficaces pour encadrer ce que les responsables de l’institution qualifient de « délinquance médiatique ». Dans sa restititution, le rapporteur adjoint du Csac, N’djibu Ngoy, a indiqué que le président de l’organe de régulation a invité les conseillers à réfléchir à des solutions concrètes pour endiguer ces dérives observées aussi bien dans les médias traditionnels que sur internet.

« Le président a convié les membres à identifier des mécanismes capables de juguler la délinquance médiatique », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’adapter la régulation aux nouveaux défis posés par la transformation numérique.

Encadrement renforcé du secteur publicitaire

Parmi les priorités inscrites à l’ordre du jour figure également la régulation du secteur publicitaire. Les membres de la plénière ont notamment examiné la possibilité de mettre en place une brigade spécialisée chargée du suivi et du contrôle des contenus publicitaires.

Considéré comme particulièrement sensible, ce secteur est susceptible d’exercer une influence significative sur la jeunesse et sur les dynamiques sociales, ont estimé les responsables du Csac, plaidant pour un encadrement plus strict en cas de non-respect des normes.

Les discussions, présidées par le président de l’institution, Christian Bosembe, ont également porté sur le renforcement de la collaboration avec la Régie de la publicité de l’Hôtel de ville de Kinshasa et d’autres partenaires institutionnels afin d’harmoniser les pratiques et de consolider la supervision des messages diffusés.

RTNC et rapports institutionnels à l’agenda

La plénière s’est en outre penchée sur le rapport annuel 2021 déjà transmis au Parlement, ainsi que sur les perspectives de coopération avec la Direction générale de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC). L’objectif affiché est de faire de la chaîne publique un média de référence répondant aux standards professionnels et capable de servir de modèle au secteur privé.

Autorité d’appui à la démocratie, le Csac exerce un contrôle a priori et a posteriori des contenus médiatiques, conformément à sa loi organique.

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