Dans un contexte marqué par les discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution, le député national Steve Mbikayi appelle à recentrer le débat politique sur les priorités nationales. Selon le président du Parti travailliste (PT), l’urgence pour la République démocratique du Congo reste le rétablissement de la paix et l’amélioration des conditions de vie de la population. Invoquant le principe latin Salus populi suprema lex esto – « le salut du peuple est la loi suprême » –, l’élu estime que les débats constitutionnels doivent céder la place aux impératifs de sécurité et de reconstruction. « Le moment venu, le peuple décidera s’il faut changer ou garder l’équipe qui gagne », affirme-t-il.
Alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution alimente la scène politique congolaise, le député national Steve Mbikayi appelle à recentrer les priorités sur la sécurité et le bien-être de la population. Dans une réflexion rendue publique, le président du Parti travailliste (PT) invoque le principe latin Salus populi suprema lex esto – « le salut du peuple est la loi suprême » – pour rappeler que la finalité de toute action politique doit être la protection et la prospérité des citoyens.
Pour l’ancien ministre de l’Enseignement technique et professionnel, cette maxime héritée de la Rome antique garde toute son actualité dans le contexte de la République démocratique du Congo. Elle rappelle, explique-t-il, que l’intérêt général doit primer sur les rivalités politiques lorsque la nation traverse des périodes critiques.
« L’essentiel, c’est le bien-être du peuple et le retour de la paix. Le moment venu, le peuple décidera s’il faut changer ou garder l’équipe qui gagne », affirme Steve Mbikayi.
Dans son analyse, le député met en perspective la situation sécuritaire du pays, marquée par plus de trois décennies de conflits dans l’Est de la RDC. Il rappelle que plusieurs régimes se sont succédé à la tête de l’État – de Mobutu à Joseph Kabila, puis à Félix Tshisekedi – sans que l’insécurité dans cette partie du territoire ne disparaisse totalement.
Selon lui, la priorité nationale doit rester la restauration de la paix et la défense de l’intégrité territoriale face aux menaces extérieures. Le responsable politique évoque notamment ce qu’il décrit comme une agression étrangère persistante qui a plongé certaines régions du pays dans une instabilité durable.
Dans ce contexte, Steve Mbikayi estime que les débats institutionnels ne doivent pas détourner l’attention des défis sécuritaires et économiques auxquels la RDC est confrontée. « Lorsque les larmes ont trop coulé et que la survie de la nation est menacée, les calculs politiciens doivent s’effacer devant l’urgence de sauver le peuple », soutient-il.
L’élu souligne par ailleurs que la question des ressources naturelles du pays demeure au cœur des enjeux géopolitiques régionaux et internationaux. Pendant des décennies, affirme-t-il, les richesses minières de la RDC ont suscité des convoitises et alimenté les tensions dans la région des Grands Lacs. Il estime toutefois que certaines évolutions récentes pourraient ouvrir de nouvelles perspectives. Steve Mbikayi évoque notamment les initiatives diplomatiques et les partenariats économiques engagés sous la présidence de Félix Tshisekedi, qu’il considère comme des éléments susceptibles de contribuer à la stabilisation du pays et à la relance de l’économie.
Dans cette perspective, le député plaide pour une mobilisation collective autour des priorités nationales. Pour lui, l’heure est d’abord à la consolidation de la paix, à la création d’emplois pour les jeunes et à la reconstruction des infrastructures.
Sur la question constitutionnelle, Steve Mbikayi appelle à la retenue et au sens des responsabilités. Il estime que les discussions sur une éventuelle réforme institutionnelle doivent intervenir dans un climat apaisé, une fois les défis sécuritaires et économiques mieux maîtrisés.
Pour lui, la décision finale appartient au peuple souverain, qui devra se prononcer le moment venu sur l’opportunité ou non d’une réforme constitutionnelle.
« Oui, Salus populi suprema lex esto : le salut du peuple demeure la loi suprême. Le moment venu, ce même peuple décidera s’il faut réviser la Constitution ou garder l’équipe qui gagne », conclut Steve Mbikayi.
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