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16 avril, 2026 - 23:28:06
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Sénat : Modeste Bahati présente ses excuses et réaffirme sa loyauté à Félix Tshisekedi

Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a tenté d’apaiser la controverse née de sa conférence de presse du 4 mars. Dans une communication adressée à ses collègues sénateurs, le leader de l’AFDC-A affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte et présente ses excuses pour toute incompréhension. Il réaffirme sa loyauté au président Félix Tshisekedi et son engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation. Revenant également sur plusieurs dossiers d’actualité, il dénonce une « cabale » autour de la cession de la succursale Bralima de Bukavu à Heineken et appelle au respect de la résolution 2773 de l’ONU, tout en soutenant les initiatives diplomatiques de paix.

Le deuxième vice-président du Sénat, le professeur Modeste Bahati Lukwebo, est sorti de sa réserve pour clarifier les propos tenus lors de sa conférence de presse du 4 mars 2026, à l’origine d’une vive polémique au sein de la majorité présidentielle. Dans une communication adressée à ses collègues sénateurs, l’ancien ministre de l’Économie a présenté ses excuses pour les incompréhensions suscitées par ses déclarations, tout en réaffirmant sa fidélité au président de la République et à la coalition au pouvoir.

« Je présente mes excuses et réaffirme ma loyauté au Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que mon engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation », a déclaré Modeste Bahati Lukwebo dans ce message destiné aux membres de la chambre haute du Parlement.

Cette mise au point intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, plusieurs responsables de la majorité ayant critiqué les propos du sénateur à propos du débat constitutionnel. Certaines interprétations ont laissé entendre qu’il s’opposait à toute perspective de révision de la Constitution, une lecture que l’intéressé conteste fermement.

Dans sa communication, le deuxième vice-président du Sénat affirme que ses déclarations ont été « sorties de leur contexte » et qu’elles ont fait l’objet d’une interprétation erronée. Il insiste sur le fait qu’il n’a jamais exprimé une opposition de principe à une révision constitutionnelle.

Selon lui, son message visait plutôt à souligner la nécessité d’un débat approfondi au sein de la majorité présidentielle. « Lorsque j’ai déclaré qu’il fallait changer de mentalités avant de changer les textes, je voulais simplement rappeler que toute réforme constitutionnelle doit être précédée d’une réflexion collective et responsable », a-t-il expliqué.

Le président de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) estime que la discussion sur une éventuelle modification de la Constitution doit se dérouler dans un cadre politique structuré, notamment au sein de l’Union sacrée de la Nation, la plateforme soutenant l’action du président Tshisekedi.

Outre la question institutionnelle, Modeste Bahati Lukwebo est également revenu sur d’autres sujets d’actualité nationale. Il a notamment dénoncé ce qu’il qualifie de « cabale » autour de l’acquisition de la succursale Bralima de Bukavu par le groupe Heineken, estimant que certaines informations relayées dans l’espace public ont contribué à alimenter la confusion.

Par ailleurs, le responsable politique a exprimé son soutien aux initiatives diplomatiques visant à restaurer la paix dans l’est de la République démocratique du Congo. Il a évoqué en particulier l’accord de Washington, qu’il considère comme une démarche importante dans les efforts internationaux pour mettre fin aux violences dans cette partie du pays.

Dans cette perspective, il a également appelé au respect de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui plaide notamment pour un cessez-le-feu et pour la préservation de l’intégrité territoriale de la RDC.

Le deuxième vice-président du Sénat a insisté sur la nécessité pour les responsables politiques de privilégier l’unité nationale face aux défis sécuritaires et diplomatiques auxquels le pays est confronté.

Cette communication apparaît ainsi comme une tentative de désamorcer la controverse et de réaffirmer sa position au sein de la majorité présidentielle. En réitérant sa loyauté au chef de l’État et son engagement au sein de l’Union sacrée, Modeste Bahati Lukwebo cherche visiblement à refermer une séquence politique marquée par des tensions internes et des débats sur l’orientation institutionnelle du pays.

Reste à savoir si cette clarification suffira à apaiser les critiques formulées ces derniers jours par certains acteurs de la majorité, alors que les discussions autour des réformes institutionnelles continuent d’alimenter le débat politique à Kinshasa.

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