Les préoccupations de la diaspora congolaise en Belgique, notamment les opérations policières controversées dans le quartier de Matonge à Bruxelles, ont été au cœur d’un entretien mercredi entre la ministre d’État congolaise aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et le ministre belge de la Sécurité et de l’Intérieur, Bernard Quintin. Cette rencontre, inscrite dans la tournée diplomatique de la cheffe de la diplomatie congolaise en Europe, a permis d’aborder les tensions suscitées par certaines interventions policières ainsi que les mécanismes de coopération entre les deux pays pour renforcer le dialogue avec la communauté congolaise vivant en Belgique.
Les préoccupations de la diaspora congolaise en Belgique ont été au centre des discussions entre la ministre d’État aux Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, et le ministre belge de la Sécurité et de l’Intérieur, Bernard Quintin, lors d’un entretien tenu mercredi à Bruxelles.
Selon un communiqué de l’ambassade de la RDC en Belgique, cette rencontre a permis d’aborder plusieurs questions liées à la situation de la communauté congolaise vivant dans le royaume, notamment les opérations policières controversées menées dans certains quartiers de la capitale belge.
Parmi les sujets évoqués figure notamment l’intervention policière survenue en novembre 2025 dans le quartier africain de Matonge, situé dans la commune d’Ixelles à Bruxelles. Cette opération avait suscité de vives réactions au sein de la diaspora congolaise et de plusieurs commerçants du quartier.
« La descente de la police en novembre 2025 dans le quartier africain de Matonge, dans la commune d’Ixelles à Bruxelles, a été évoquée. Ces interventions, qualifiées de “répétées et brutales” par certains commerçants et habitants, ont généré de fortes tensions et des manifestations contre ce qui est perçu comme une démonstration de force excessive », précise le communiqué.
Face à ces préoccupations, le ministre belge de la Sécurité et de l’Intérieur, Bernard Quintin, a expliqué que ces opérations s’inscrivaient dans une stratégie plus large de lutte contre certaines activités criminelles.
« Cette action a marqué le début d’une série d’opérations musclées visant à démanteler des réseaux de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent », a-t-il indiqué à son interlocutrice congolaise.
Au cours de leurs échanges, les deux responsables ont également évoqué la nécessité de maintenir un dialogue constructif afin de prévenir les tensions et de renforcer la confiance entre les autorités belges et la communauté congolaise.
La ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a, pour sa part, salué l’excellence des relations bilatérales entre la République démocratique du Congo et la Belgique, tout en soulignant l’importance de la coopération sécuritaire entre les deux pays.
La Belgique soutient en effet activement la réforme de la Police nationale congolaise (PNC), notamment à travers des programmes de formation, le renforcement des capacités opérationnelles et l’appui à la mise en place d’une police de proximité.
Les deux ministres se sont accordés sur la nécessité d’approfondir cette coopération et de mettre en place des mécanismes de dialogue permettant d’aborder directement les préoccupations de la diaspora congolaise.
« C’est une initiative qui devra s’inscrire dans une dynamique diplomatique positive et renforcée entre la RDC et sa diaspora, pour un échange direct autour des enjeux spécifiques de la communauté congolaise vivant en Belgique », souligne le communiqué.
Dans cette perspective, les deux parties envisagent la mise en place d’un cadre de concertation entre la mission diplomatique congolaise en Belgique, les autorités locales et les représentants de la diaspora.
Cette plateforme devrait permettre de favoriser un dialogue direct avec les membres de la communauté congolaise, tout en contribuant à mieux informer les citoyens sur les réalités administratives et sécuritaires afin d’éviter les frustrations liées à la désinformation.
Au-delà de la question de la diaspora, les discussions ont également porté sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, ainsi que sur les processus diplomatiques en cours, notamment les initiatives de Doha et de Washington.
Les deux responsables ont par ailleurs évoqué la candidature de la RDC au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dossier que Kinshasa entend défendre activement sur la scène internationale.
Arrivée mercredi à Bruxelles en provenance d’Allemagne dans le cadre de sa tournée diplomatique européenne, la cheffe de la diplomatie congolaise doit poursuivre son agenda dans la capitale belge avec plusieurs rencontres prévues avec des personnalités politiques belges et des membres du Parlement européen.
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