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Kinshasa
19 avril, 2026 - 12:24:49
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Kinshasa : Jean-Pierre Bemba exige la restauration du chenal de Kingabwa et donne 30 jours pour enlever les remblais

Face aux risques d’inondations et aux dégâts environnementaux causés par l’obstruction du chenal de Kingabwa, le vice-Premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, s’est rendu sur place mercredi 11 mars dans la commune de Limete, à Kinshasa. Entouré de plusieurs responsables sécuritaires et administratifs, il a évalué l’avancement des travaux de déblaiement engagés pour rétablir la navigabilité de ce passage fluvial stratégique. Au terme de la visite, l’autorité gouvernementale a fixé un ultimatum de 30 jours aux responsables des remblais jugés illégaux afin de restaurer le lit du chenal. Une mesure présentée comme indispensable pour prévenir les inondations et protéger l’environnement dans la capitale.

Le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, s’est rendu mercredi 11 mars dans la commune de Limete, à Kinshasa, pour évaluer l’état d’avancement des opérations de déblaiement engagées dans le chenal de Kingabwa. Cette descente sur le terrain visait à constater les travaux entrepris depuis quelques jours afin de réhabiliter ce passage fluvial stratégique et de restaurer sa navigabilité.

Situé dans une zone particulièrement sensible de la capitale congolaise, le chenal de Kingabwa constitue un axe hydraulique important pour l’écoulement des eaux et la circulation fluviale. Ces dernières années, l’accumulation de remblais et d’occupations anarchiques y a fortement perturbé l’écosystème et réduit la capacité d’écoulement des eaux, exposant plusieurs quartiers environnants à des risques d’inondations.

La visite du vice-Premier ministre s’est déroulée en présence d’une importante délégation composée de plusieurs responsables civils, militaires et sécuritaires. Selon un communiqué de la cellule de communication du ministère des Transports, Jean-Pierre Bemba était accompagné notamment du conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongele, de l’administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Justin Inzun Kakiak, du commandant de la 14ᵉ région militaire, le général Stasin Kizimu Mbuyule, ainsi que du commissaire provincial de la police à Kinshasa, Blaise Kilimbalimba.

La délégation comprenait également le ministre provincial en charge de l’Environnement, Léon Mulumba Mwana Nshiya, ainsi que des représentants de plusieurs services de sécurité et d’administration territoriale, dont la Direction générale de migration (DGM), la Direction des renseignements généraux (DRG) et la Régie des voies fluviales (RVF).

Au cours de cette inspection, le vice-Premier ministre a observé les travaux en cours visant à dégager le chenal des remblais accumulés au fil des années. Ces dépôts de sable et de matériaux, souvent liés à des constructions illégales ou à des activités de remblayage incontrôlées, ont progressivement obstrué le lit du passage fluvial.

Face à l’ampleur des dégâts constatés, Jean-Pierre Bemba a pris une décision ferme. Il a accordé un délai de trente jours aux responsables de ces remblais pour restaurer entièrement le lit du chenal.

Selon lui, l’obstruction de ce passage constitue un risque majeur pour la ville. « Ces remblais constituent un danger en cas de fortes pluies et peuvent provoquer des inondations dans la ville », a-t-il averti.

L’autorité gouvernementale a insisté sur la nécessité de rétablir rapidement la circulation naturelle de l’eau afin d’éviter que les pluies saisonnières n’entraînent des catastrophes dans les quartiers environnants.

La situation du chenal de Kingabwa est depuis plusieurs années au cœur des préoccupations des autorités urbaines. Dans une ville comme Kinshasa, régulièrement confrontée à des inondations meurtrières, la gestion des voies d’écoulement des eaux est devenue une priorité majeure pour les pouvoirs publics.

Les opérations de déblaiement en cours visent non seulement à restaurer la navigabilité du chenal, mais également à prévenir les risques environnementaux liés à l’obstruction des cours d’eau.

Pour les autorités, ces travaux s’inscrivent dans une stratégie plus large de lutte contre les occupations anarchiques et les atteintes à l’environnement dans la capitale.

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