Lors du Conseil des ministres du vendredi 20 mars, le Président Félix Tshisekedi a annoncé la mise en place d’un mécanisme transparent et durable pour garantir la prise en charge systématique des diplomates et des missions diplomatiques de la RDC. Cette initiative vise à renforcer l’image du pays à l’international, en assurant le financement régulier des missions, tout en respectant les règles de gestion des finances publiques et en restaurer la dignité des représentations diplomatiques.
Le financement des missions diplomatiques de la République Démocratique du Congo a été au cœur des discussions lors du Conseil des ministres du vendredi 20 mars, présidé par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Dans son compte-rendu, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a rapporté que le Chef de l’État a abordé « trois points principaux ». Le premier d’entre eux concerne la prise en charge systématique des diplomates et des missions diplomatiques congolaises.
Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de mettre en place « un mécanisme fiable, pérenne et transparent » garantissant une prise en charge régulière et systématique des dépenses liées à la gestion des diplomates et au fonctionnement des missions diplomatiques. Il a rappelé que ces représentations jouent un rôle stratégique dans la défense des intérêts du pays, la promotion de son image, le développement de la coopération internationale, ainsi que la mobilisation des investissements et des partenariats bénéfiques pour la République.
Le Président a également souligné que les missions diplomatiques constituent « l’un des principaux instruments de projection de l’État à l’international », veillant au quotidien à la représentation de la nation, à la protection des citoyens congolais à l’étranger et à la mise en œuvre de la politique étrangère définie par le gouvernement.
Dans cette perspective, Félix Tshisekedi a chargé plusieurs ministres, dont ceux du Budget, de la Fonction publique, des Affaires étrangères, des Finances et des Infrastructures, d’accélérer l’évaluation du coût global de fonctionnement des missions diplomatiques et du personnel à l’étranger. Cette évaluation devra prendre en compte « les rémunérations, les loyers, les frais de fonctionnement, ainsi que les engagements vis-à-vis des fournisseurs ».
Suite à cette analyse, ces responsables devront proposer un mécanisme structuré et sécurisé pour la prise en charge des dépenses, impliquant potentiellement les banques commerciales. Cela permettra d’assurer le paiement direct et régulier des rémunérations du personnel diplomatique, des loyers de chancellerie et des résidences, des frais de fonctionnement, ainsi que des paiements aux fournisseurs et prestataires.
Le dispositif envisagé devra garantir la prévisibilité des paiements, la traçabilité des flux financiers, tout en respectant les règles de gestion des finances publiques. Le Président a insisté sur la mise en œuvre rapide de ce processus, dans le but de restaurer la dignité des représentations diplomatiques congolaises à l’étranger et de renforcer l’image de la République Démocratique du Congo (RDC).
Jegou-Michel Mpiutu

