L’escalade s’intensifie brutalement autour du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce pétrolier mondial. Le président américain Donald Trump a adressé un ultimatum de 48 heures à l’Iran, menaçant de frapper ses centrales électriques en cas de non-réouverture du passage maritime stratégique. Téhéran a aussitôt riposté en promettant de viser des infrastructures vitales dans la région. Dans ce climat explosif, Israël accentue également sa pression militaire et politique, tandis que les réseaux énergétiques et numériques iraniens subissent déjà de lourds dommages, signe d’un conflit désormais multidimensionnel.
La tension atteint un nouveau seuil critique au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a menacé, dans un message publié tôt dimanche sur son réseau social Truth, de frapper directement les infrastructures énergétiques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures.
Par ce corridor maritime stratégique transitent près de 20 % de la production mondiale de pétrole, ce qui en fait un point de passage vital pour l’économie mondiale. Sa fermeture ou sa perturbation prolongée pourrait provoquer des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques internationaux.
« Si l’Iran n’ouvre pas totalement et sans menace le détroit d’Ormuz dans les 48 heures à compter de ce moment, les États-Unis frapperont et détruiront diverses centrales électriques de ce pays, en commençant par la plus grande ! », a déclaré Donald Trump, dans un ton particulièrement offensif.
Cette menace explicite marque une nouvelle étape dans l’escalade entre Washington et Téhéran. La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. L’armée de la République islamique a averti qu’elle riposterait en ciblant, à son tour, des infrastructures sensibles dans la région, notamment des installations énergétiques et des usines de dessalement d’eau.
Sur le terrain militaire, la confrontation indirecte avec Israël s’intensifie également. Depuis le début des hostilités, l’État hébreu affirme avoir intercepté 92 % des quelque 400 missiles balistiques lancés par l’Iran. Un niveau d’interception élevé qui n’empêche pas la montée des tensions et des menaces réciproques.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a durci encore le ton, promettant de s’attaquer directement aux responsables iraniens. « Nous allons nous en prendre au régime. Nous allons nous en prendre aux Gardiens de la Révolution islamique, cette bande de criminels », a-t-il déclaré depuis la localité d’Arad, dans le sud d’Israël, visée la veille par une frappe iranienne.
Allant plus loin, il a affirmé : « Nous allons les viser personnellement, leurs dirigeants, leurs installations, leurs actifs économiques », laissant entrevoir une stratégie de ciblage élargie, incluant les centres de pouvoir du régime iranien.
Dans ce contexte de confrontation accrue, les infrastructures iraniennes apparaissent déjà fortement fragilisées. Le ministre iranien de l’Énergie, Abbas Aliabadi, a fait état de « lourds dommages » causés par des frappes qu’il attribue aux États-Unis et à Israël. « Les infrastructures vitales du pays en matière d’eau et d’électricité ont subi de lourds dommages à la suite d’attaques terroristes et cybernétiques », a-t-il déclaré, cité par l’agence Isna.
Selon lui, des dizaines d’installations de transmission et de traitement de l’eau ont été touchées, avec des destructions affectant des segments critiques des réseaux d’approvisionnement. Des opérations de réparation seraient en cours, dans un contexte logistique particulièrement tendu.
Parallèlement, la situation numérique du pays reflète l’ampleur de la crise. Selon l’observatoire NetBlocks, l’Iran subit une coupure d’Internet depuis 528 heures, soit plus de trois semaines. Une interruption décrite comme l’une des plus sévères jamais enregistrées à l’échelle nationale, témoignant d’un contrôle accru de l’information dans un contexte de guerre.
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