Dans un contexte humanitaire toujours critique, le Programme alimentaire mondial (PAM), en partenariat avec Caritas Goma, a distribué une aide alimentaire aux populations affectées par les conflits dans le groupement Bashali Mokoto, territoire de Masisi. Cette assistance vise à soulager les déplacés internes et les retournés confrontés à une précarité persistante. Si les bénéficiaires saluent un appui vital, des voix s’élèvent pour dénoncer des exclusions lors de l’identification, notamment dans les localités voisines de Kalonge et Binja.
Le Programme alimentaire mondial (PAM), en collaboration avec Caritas Goma, a procédé dimanche 22 mars à une distribution d’aide alimentaire en faveur des populations affectées par les conflits armés dans le groupement Bashali Mokoto, situé dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Cette intervention s’inscrit dans un contexte marqué par une insécurité persistante et des déplacements massifs de populations.
L’assistance a ciblé en priorité les déplacés internes ainsi que les personnes récemment retournées dans leurs zones d’origine, après plusieurs mois d’instabilité. Ces populations vivent dans des conditions particulièrement précaires, caractérisées par un accès limité à la nourriture, aux services de base et aux moyens de subsistance.
Sur le terrain, l’aide distribuée est perçue comme un soulagement immédiat. Plusieurs bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction face à cette assistance, qui intervient dans une période de grande vulnérabilité. « Je suis vraiment content et satisfait de cette aide qui va couvrir l’alimentation de ma famille pendant quelques semaines », a déclaré un bénéficiaire, visiblement soulagé.
Cette distribution intervient alors que les besoins humanitaires restent élevés dans plusieurs zones du Nord-Kivu. Les affrontements armés, les déplacements répétés et la fragilité des conditions de sécurité continuent de peser lourdement sur les populations civiles, rendant l’accès à la nourriture incertain pour de nombreux ménages.
Cependant, l’opération n’a pas été exempte de critiques. Selon plusieurs sources locales, le processus d’identification des bénéficiaires aurait laissé de côté certaines catégories de victimes. Des habitants de Kalonge, dans le territoire de Walikale, ainsi que ceux de Binja, dans le territoire de Rutshuru, ont notamment dénoncé leur exclusion de cette assistance, alors qu’ils subissent également les conséquences des violences armées.
Ces communautés, situées à proximité de la zone d’intervention, estiment que leur situation aurait dû être prise en compte dans la planification de l’aide. « Nous sommes aussi des victimes de la guerre, malgré la différence de nos territoires », ont déclaré certains habitants, appelant à une approche plus inclusive dans la distribution de l’aide humanitaire.
Face à ces préoccupations, les communautés exclues lancent un appel au PAM et à ses partenaires afin d’être intégrées dans les prochaines phases d’assistance. Elles espèrent une meilleure prise en compte de leurs besoins, dans une région où les lignes de front et les zones d’impact des conflits évoluent rapidement.
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