À peine arrivé à Kinshasa, le nouveau chef de la MONUSCO, James Swan, a placé son mandat sous le signe de la protection des civils et de la recherche d’une paix durable. Face à une situation sécuritaire et humanitaire jugée préoccupante dans l’Est de la RDC, le diplomate onusien a insisté sur la nécessité du dialogue et de l’engagement régional, tout en réaffirmant le soutien des Nations unies aux institutions congolaises.
Le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), James Swan, a officiellement pris ses fonctions sur le sol congolais. Arrivé mardi 7 avril 2026 à Kinshasa via l’aéroport international de N’Djili, le diplomate américain a livré ses premières orientations, marquées par un appel à la solidarité et à l’apaisement.
Dès sa première prise de parole devant la presse, James Swan a tenu à situer le contexte de sa mission, caractérisé par une situation sécuritaire et humanitaire toujours préoccupante dans l’Est du pays. « J’arrive avec un message de solidarité à l’endroit du peuple congolais, alors que la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC demeure profondément préoccupante et que les civils continuent de payer le plus lourd tribut », a-t-il déclaré.
Face à cette réalité, le nouveau chef de la MONUSCO a affirmé que la priorité de son mandat sera la mise en œuvre effective des missions assignées par le Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la protection des civils, l’appui aux efforts de désescalade et la consolidation des conditions d’une paix durable.
Dans un discours, James Swan a insisté sur la nécessité d’une approche globale pour résoudre la crise à l’Est de la RDC. « Les progrès nécessiteront le dialogue, l’engagement régional et la mise en œuvre des engagements déjà pris. La protection des civils restera au cœur de l’action de la MONUSCO », a-t-il souligné, écartant ainsi l’idée d’une solution strictement militaire.
Cette position s’inscrit dans la continuité des orientations stratégiques des Nations unies, qui privilégient une approche combinant action sécuritaire, diplomatie régionale et appui institutionnel. Le diplomate a, à cet effet, réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner la RDC, dans le respect de sa souveraineté. « Les Nations unies se tiennent aux côtés du peuple congolais et des institutions de la RDC, dans le plein respect de la souveraineté nationale », a-t-il précisé.
James Swan a également mis en avant l’importance d’une collaboration étroite avec les autorités congolaises et les communautés locales, condition essentielle pour garantir l’efficacité de l’action de la MONUSCO sur le terrain. Il a exprimé son « profond respect pour la RDC et son peuple », tout en se disant déterminé à contribuer activement aux efforts de stabilisation.
Son arrivée intervient dans un contexte marqué par la poursuite des violences dans l’Est du pays, où les populations civiles continuent de subir les conséquences des affrontements armés et des déplacements massifs. La mission onusienne est ainsi attendue sur des résultats concrets, notamment en matière de protection des populations et de soutien aux initiatives de paix.
Le mandat de la MONUSCO a récemment été renouvelé par la résolution 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en décembre 2025. Ce texte prolonge la présence de la mission jusqu’au 20 décembre 2026, tout en redéfinissant ses priorités en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire.
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