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16 avril, 2026 - 21:35:09
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Francophonie : plus de 15 États rejettent la candidature de Louise Mushikiwabo

La bataille pour la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie se tend. Réunis au sein d’un Consortium panafricain pour la paix, plus de quinze pays contestent ouvertement la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Dans un mémorandum adressé aux chefs d’État membres, ils dénoncent une prétention jugée « incompatible avec les valeurs fondamentales » de l’institution. Depuis Brazzaville, leur porte-voix a durci le ton, relançant une polémique où se mêlent diplomatie, langue et droits humains.

La contestation s’organise autour de la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Plus de quinze pays, réunis au sein du Consortium panafricain pour la paix (CPP), ont officiellement exprimé leur opposition dans un mémorandum transmis aux chefs d’État et de gouvernement de l’espace francophone. Le document, dont les grandes lignes ont été rendues publiques ce week-end, met en cause la légitimité même de cette candidature.

Au cœur des critiques, une accusation centrale : une « incompatibilité » avec les principes fondateurs de la Francophonie. Le CPP évoque explicitement « la démocratie, la paix, la justice et le respect des droits de l’homme », estimant que ces valeurs seraient mises à mal par le profil défendu par Kigali. Sans détailler des cas précis dans leur communication publique, les signataires entendent peser politiquement sur un processus de désignation déjà sensible.

Face à la presse à Brazzaville, le coordonnateur général du CPP, Ernest Nounga Djomo, a donné un ton particulièrement offensif à cette démarche. « Personne ne parle français au Rwanda », a-t-il déclaré, remettant en cause l’ancrage linguistique du pays au sein de l’organisation. Une affirmation tranchée, qui s’inscrit dans un débat récurrent sur la place du français dans certains États membres et sur l’évolution du multilinguisme au sein de l’OIF.

Au-delà de la question linguistique, c’est l’orientation politique de l’institution qui est en filigrane. Le mémorandum vise à alerter les dirigeants francophones sur ce que ses auteurs perçoivent comme un risque de dévoiement de la mission de l’organisation. En creux, il s’agit aussi de rappeler que la Francophonie, au-delà d’un espace culturel et linguistique, se veut un cadre de promotion de normes démocratiques partagées.

Infos27

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