Au cœur de Kinshasa, les travaux de construction des murs de soutènement le long de la rivière Kalamu avancent vers leur phase finale, avec un taux d’exécution estimé à 80 %. Porté par le Projet de développement multisectoriel et de résilience urbaine (PDMRUK), ce chantier vise à réduire durablement les risques d’inondations dans le regroupement communal de Funa, régulièrement exposé aux crues. Entre démolition d’habitations à risque et aménagements structurants, les autorités misent sur une réponse technique pour renforcer la résilience urbaine face aux aléas climatiques.
Les travaux de construction des murs de soutènement le long de la rivière Kalamu, dans le regroupement communal de Funa, au centre de Kinshasa, ont atteint un taux d’exécution de 80 %, selon les responsables du projet, qui évoquent une phase finale désormais engagée pour ce chantier destiné à lutter contre les inondations récurrentes dans la capitale.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre du Projet de développement multisectoriel et de résilience urbaine de la ville de Kinshasa (PDMRUK), un programme visant à renforcer la capacité de la ville à faire face aux aléas climatiques et à améliorer les conditions de vie des populations exposées aux risques environnementaux.
Interrogée sur l’état d’avancement des travaux, l’ingénieure Mbombo Sharon, assistante en sauvegarde environnementale et sociale du projet, a précisé que les opérations sont proches de leur terme. « Les travaux ont débuté d’abord par la démolition des maisons qui étaient aux alentours de la rivière, ensuite nous avons lancé des projets sur la construction des murs de soutènement contre la rivière. En termes de pourcentage, l’exécution des travaux est à 80 % et il nous reste juste des petits travaux pour aboutir à la fin », a-t-elle déclaré.
La première phase du chantier a consisté à libérer les emprises le long de la rivière, en procédant à la démolition d’habitations construites dans des zones à risque. Cette étape, bien que sensible sur le plan social, était jugée nécessaire pour permettre la mise en œuvre d’infrastructures capables de contenir les débordements d’eau lors des fortes pluies.
La construction des murs de soutènement constitue la pièce maîtresse de ce dispositif. Ces ouvrages sont conçus pour stabiliser les berges, limiter l’érosion et canaliser les eaux de la rivière, dont les crues ont, à plusieurs reprises, causé des dégâts matériels importants et affecté des centaines de ménages dans cette partie de la ville.
À mesure que les travaux progressent, les autorités et les techniciens mettent en avant l’impact attendu de ces aménagements sur la sécurité des populations riveraines. L’objectif est de réduire significativement la vulnérabilité des quartiers situés le long de la Kalamu, tout en contribuant à une meilleure gestion des eaux pluviales dans un contexte urbain marqué par une urbanisation rapide et souvent non planifiée.
Le PDMRUK, qui appuie ce projet, s’inscrit dans une approche intégrée de la résilience urbaine, combinant interventions infrastructurelles et considérations environnementales et sociales. Au-delà de la construction des murs, il vise également à promouvoir des pratiques d’aménagement plus durables et à sensibiliser les populations aux risques liés à l’occupation des zones inondables.
À terme, la mise en service complète des murs de soutènement devrait contribuer à atténuer les effets des fortes pluies et à sécuriser durablement cette zone stratégique de Kinshasa. Dans une ville régulièrement confrontée aux inondations, ce type d’infrastructure apparaît comme un élément clé de la politique de prévention des risques et d’adaptation aux changements climatiques.
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