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19 mai, 2026 - 00:51:19
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Révision constitutionnelle : l’AFDC-A soutient Tshisekedi et conditionne les élections de 2028 au retour de la paix

Dans une déclaration rendue publique mardi 18 mai à Kinshasa, les parlementaires de l’AFDC-A ont apporté leur soutien au processus voulu par le pouvoir tout en liant explicitement l’avenir des élections générales de 2028 à la situation sécuritaire dans l’est du pays. Les élus proches de la majorité présidentielle estiment qu’aucun scrutin « inclusif, apaisé, crédible et sécurisé » ne peut être organisé tant que des territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent sous contrôle de l’AFC-M23. Une position qui rejoint désormais ouvertement les récentes déclarations du président Félix Tshisekedi sur la nécessité de restaurer durablement la paix avant toute échéance électorale majeure.

Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue de structurer les prises de position au sein de la majorité présidentielle. Lundi 18 mai, les groupes parlementaires de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), à l’Assemblée nationale comme au Sénat, ont officiellement affiché leur soutien au processus engagé autour d’une adaptation de la loi fondamentale.

Dans une déclaration politique rendue publique à Kinshasa, les parlementaires de cette formation alliée au président Félix Tshisekedi disent soutenir « toute initiative démocratique visant à doter le pays d’une Constitution adaptée aux défis contemporains ».

Les élus de l’AFDC-A expliquent que cette réflexion institutionnelle doit permettre de répondre aux enjeux sécuritaires, politiques et géostratégiques auxquels la République démocratique du Congo est confrontée depuis plusieurs années. Ils évoquent notamment la nécessité de « renforcer la souveraineté nationale » ainsi que « l’intégrité territoriale » du pays dans un contexte marqué par la persistance de la guerre dans l’est.

Cette sortie publique intervient alors que le débat autour d’une révision constitutionnelle demeure sensible au sein de la classe politique congolaise. L’opposition accuse régulièrement le pouvoir de vouloir modifier certaines dispositions à des fins politiques, tandis que les partisans de la majorité défendent l’idée d’une Constitution devenue inadaptée aux réalités actuelles du pays.

Les élections de 2028 conditionnées par le retour de la paix

Au-delà de la question institutionnelle, la déclaration des parlementaires de l’AFDC-A met surtout l’accent sur les conditions sécuritaires nécessaires à l’organisation des prochaines élections générales prévues en 2028.

Les élus estiment que la tenue du scrutin reste « difficilement envisageable » tant que plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent sous contrôle de l’AFC-M23, mouvement rebelle que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda.

Selon eux, organiser des élections dans un tel contexte reviendrait à compromettre la crédibilité même du processus démocratique congolais. Les parlementaires mettent en garde contre des élections qui ne pourraient être ni « inclusives », ni « apaisées », ni « sécurisées » dans des provinces où une partie de la population demeure déplacée ou privée de contrôle effectif de l’État.

Cette position traduit une évolution notable du discours au sein de la majorité présidentielle. La question sécuritaire n’est plus seulement présentée comme un défi militaire ou diplomatique, mais désormais comme une condition préalable à la légitimité des futures institutions issues des urnes.

Une ligne politique alignée sur Félix Tshisekedi

La déclaration de l’AFDC-A rejoint directement les récentes prises de parole du président Félix Tshisekedi. Le 7 mai dernier, lors d’une conférence de presse, le chef de l’État avait déjà évoqué l’hypothèse d’un report des élections si la paix n’était pas rétablie durablement dans l’est du pays.

Pour les parlementaires de l’AFDC-A, une échéance électorale crédible ne peut être envisagée que dans « un contexte de stabilité, de sécurité et de participation citoyenne effective ». Ils insistent également sur la nécessité de préserver « la légitimité » et « la transparence » du processus démocratique.

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