Renforcer l’influence économique de la RDC à l’étranger. La ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a engagé des discussions avec les dirigeants du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification en vue d’intégrer cet établissement stratégique au sein des représentations diplomatiques congolaises. Objectif : structurer une diplomatie économique plus efficace, articulée autour du secteur minier et d’un meilleur partage des informations stratégiques à l’international.
La République démocratique du Congo entend affiner les instruments de sa diplomatie économique. Lundi 27 avril 2026 à Kinshasa, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu en audience une délégation du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC), conduite par son président du conseil d’administration, Dave Kalemba Nkashama, et son directeur général, Freddy Muamba Kanyinku.
Au cœur des échanges, un projet structurant : l’intégration du CEEC au sein des sections économiques des missions diplomatiques de la RDC dans les pays où l’établissement est représenté. Cette initiative vise à renforcer la présence technique et stratégique du pays à l’étranger, en particulier dans le domaine minier, pilier de l’économie nationale.
Selon les éléments communiqués à l’issue de la rencontre, cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de moderniser l’action diplomatique congolaise en y intégrant davantage d’expertise sectorielle. Le CEEC, en tant qu’organe chargé notamment de l’évaluation, de la certification et du contrôle des substances minérales, est appelé à jouer un rôle accru dans la promotion des intérêts économiques du pays à l’international.
La présence de ses experts au sein des représentations diplomatiques pourrait permettre une meilleure valorisation des ressources minières congolaises, tout en facilitant les échanges avec les partenaires étrangers, notamment en matière de traçabilité, de conformité et de transparence.
Les discussions ont également mis en lumière la nécessité de structurer un cadre permanent de concertation entre le ministère des Affaires étrangères et le CEEC. Un tel dispositif permettrait de renforcer la circulation des informations stratégiques, dans un contexte marqué par une concurrence accrue autour des ressources naturelles et par l’exigence croissante de conformité aux normes internationales.
Cette coordination renforcée vise également à accompagner les initiatives liées à la diplomatie économique, entendue comme un levier de promotion des investissements et de défense des intérêts nationaux. Dans cette perspective, le secteur minier apparaît comme un axe prioritaire, compte tenu de son poids dans les exportations de la RDC et de son rôle central dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Pour les autorités congolaises, l’enjeu est double : améliorer la visibilité du pays sur la scène économique internationale et garantir une meilleure maîtrise des flux liés à l’exploitation de ses ressources. L’intégration du CEEC dans les missions diplomatiques pourrait ainsi contribuer à une approche plus cohérente et plus proactive de la diplomatie économique.
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