Nouveau rebondissement dans le procès FRIVAO. Attendu comme renseignant, Constant Mutamba ne s’est pas présenté à l’audience de mardi devant la cour d’appel de Kinshasa/Gombe, invoquant des raisons de santé. La juridiction a jugé sa comparution indispensable et renvoyé l’affaire au 19 mai. Au cœur du dossier : plus de 34,6 millions de dollars de marchés publics contestés, attribués entre 2022 et 2025, dans un contexte de soupçons de détournement de fonds destinés aux victimes de Kisangani.
Le procès relatif au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) a connu un nouveau développement, mardi, devant la cour d’appel de Kinshasa/Gombe. Convoqué en qualité de renseignant, Constant Mutamba ne s’est pas présenté à l’audience, invoquant des raisons de santé, selon les informations communiquées à la cour.
Face à cette absence, la juridiction a estimé que sa comparution demeurait essentielle à la manifestation de la vérité. Elle a, en conséquence, décidé de renvoyer la cause au 19 mai, afin de permettre son audition à la barre. Cette décision souligne l’importance accordée par les juges au rôle que pourrait jouer l’ancien ministre de la Justice dans l’éclaircissement des faits examinés.
Le procès FRIVAO, ouvert le 21 avril 2026, porte sur des soupçons de détournement de fonds publics liés à des marchés jugés irréguliers, attribués entre 2022 et 2025. Selon les éléments du dossier, les montants en cause dépassent les 34,6 millions de dollars américains, des ressources initialement destinées à l’indemnisation des victimes des violences survenues à Kisangani.
Plusieurs prévenus comparaissent dans cette affaire, dont Chançard Bolukola, poursuivi pour détournement présumé de fonds publics. Les débats portent notamment sur les conditions d’attribution des marchés et sur la traçabilité des paiements effectués dans le cadre des activités du FRIVAO.
La convocation de Constant Mutamba s’inscrit dans cette dynamique. L’ancien ministre est cité à plusieurs reprises dans le dossier, notamment en lien avec des instructions qui auraient encadré certains paiements. Sa déposition est attendue pour clarifier les responsabilités administratives et décisionnelles dans la chaîne de gestion des fonds concernés.
Par ailleurs, la situation personnelle de Constant Mutamba confère une dimension particulière à cette convocation. L’ancien ministre purge actuellement une peine prononcée en 2025 pour détournement de deniers publics dans une affaire distincte, ce qui renforce l’attention portée à son rôle potentiel dans le dossier FRIVAO.
En parallèle des audiences, la société civile suit de près l’évolution de ce procès. Le Centre de recherche en finances publiques et développement local a notamment appelé la justice congolaise à veiller à la récupération des fonds détournés. L’organisation insiste sur la nécessité de restituer ces ressources au profit des victimes, pour lesquelles le FRIVAO avait été institué.
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