À Casablanca, le ministre Amin Tehraoui et le directeur général de la Caisse de Dépôt et de Gestion, Khalid Safir, ont placé la transformation numérique du système de santé au cœur d’une rencontre stratégique. Organisée en marge du salon Gitex Future Africa Health, cette séance de travail vise à accélérer la digitalisation du secteur, améliorer l’accès aux soins et renforcer la transparence dans la gestion sanitaire.
La transformation numérique du système de santé marocain s’impose comme un axe structurant des politiques publiques. Réunis à Casablanca le 5 mai 2026, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amin Tehraoui, et le directeur général de la Caisse de Dépôt et de Gestion, Khalid Safir, ont présidé une rencontre consacrée à l’accélération de la digitalisation du secteur sanitaire.
Organisée en marge du salon Gitex Future Africa Health, cette séance de travail s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées sous les Hautes orientations royales visant la modernisation du système national de santé et la généralisation de la protection sociale.
Au cœur des échanges, une ambition clairement affichée : structurer une transformation numérique capable de répondre aux exigences d’efficacité, d’accessibilité et de transparence. Le communiqué officiel précise que « cette rencontre institutionnelle a pour objectif de proposer une lecture globale du processus de transformation numérique du secteur de la santé », en mettant en avant les projets structurants déjà réalisés et leur impact sur la performance globale du système.
Les discussions ont permis de dresser un état des lieux des initiatives en cours, notamment le déploiement de plateformes numériques dédiées à la gestion des soins, à la planification sanitaire et au suivi des services. Parmi elles figurent la plateforme de la carte sanitaire, conçue comme un outil stratégique d’orientation de l’offre de soins, ainsi que des dispositifs numériques de gestion des réclamations visant à renforcer la transparence et la réactivité administrative.
Les autorités ont également mis en avant des solutions dédiées à la digitalisation des procédures d’autorisation des médicaments et produits de santé, ainsi que des plateformes de régulation des urgences médicales destinées à améliorer la coordination des interventions. Ces outils traduisent une volonté d’intégrer les technologies numériques au cœur du fonctionnement du système sanitaire.
Dans cette perspective, Amin Tehraoui a souligné que cette rencontre constitue « une étape importante dans le processus d’accélération de la transformation du système de santé », en insistant sur le rôle du partenariat stratégique axé sur des résultats concrets. L’objectif, a-t-il rappelé, est d’améliorer durablement la qualité des services de santé et de rapprocher davantage les citoyens du système de soins.
De son côté, Khalid Safir a réaffirmé l’engagement de la CDG à accompagner cette dynamique, notamment à travers la mobilisation des ressources financières et techniques nécessaires à la modernisation des infrastructures et à la mise en œuvre des projets numériques.
La rencontre a également été marquée par la présentation des résultats d’une étude relative à la création d’un laboratoire numérique dédié à l’innovation en santé. Ce dispositif vise à stimuler les initiatives technologiques nationales et à renforcer la souveraineté numérique du Royaume dans le domaine sanitaire.
Les travaux se sont conclus par la signature d’accords et de mémorandums d’entente destinés à structurer la prochaine phase de coopération. Ces engagements portent notamment sur l’extension des projets de digitalisation et sur la généralisation de certaines initiatives à l’échelle nationale, dont le système d’assistance médicale urgente (SAMU).
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