Kampala accueille, du 7 au 11 mai 2026, la 9ᵉ session de la Commission permanente mixte RDC–Ouganda, un cadre clé de concertation bilatérale. Arrivée jeudi, la délégation congolaise prend part à une séquence de travaux structurée, allant des hauts fonctionnaires à la session ministérielle, avec en ligne de mire la consolidation des engagements pris en 2023 à Kinshasa. Commerce, sécurité, infrastructures et coopération régionale figurent parmi les priorités. Au moins quinze accords sont attendus, tandis qu’un possible engagement des chefs d’État pourrait sceller les orientations politiques majeures.
La coopération entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda se remet en mouvement à Kampala, où s’ouvre, du 7 au 11 mai 2026, la 9ᵉ session de la Commission permanente mixte (CPM), un mécanisme structurant du dialogue bilatéral entre les deux pays. Arrivée jeudi dans la capitale ougandaise, la délégation congolaise, composée de hauts fonctionnaires, de secrétaires généraux et permanents ainsi que d’experts, participe à une séquence de travaux appelée à définir les priorités communes pour les prochaines années.
Dès ce vendredi 8 mai, la session des hauts fonctionnaires donne le ton, avec des travaux en plénière et en groupes thématiques. Les discussions portent sur quatre axes principaux : politique et diplomatie, économie et finances, questions socioculturelles, ainsi que défense et sécurité. Cette structuration reflète les domaines de coopération définis dans le cadre de la CPM, qui couvre également des secteurs clés tels que le commerce, les infrastructures, l’énergie, la santé ou encore les technologies de l’information.
Le lendemain, samedi 9 mai, les secrétaires permanents et secrétaires généraux prendront le relais, avec un examen en séance plénière du rapport des hauts fonctionnaires. Cette étape vise à consolider les propositions techniques avant leur transmission au niveau politique. Un dîner officiel ministériel est également prévu en soirée, marquant une séquence diplomatique importante des assises.
La session ministérielle, programmée pour le dimanche 10 mai, constitue le moment central de cette rencontre bilatérale. Elle devrait permettre d’entériner les décisions issues des travaux techniques et d’acter de nouveaux engagements. Selon les documents préparatoires, au moins quinze protocoles d’accord pourraient être conclus, en complément d’un procès-verbal conjoint et d’un plan actualisé de mise en œuvre des décisions.
Un engagement bilatéral des chefs d’État est également envisagé pour le lundi 11 mai, sous réserve de confirmation. Cette perspective souligne la portée stratégique de cette session, qui s’inscrit dans un contexte de renforcement des relations entre Kinshasa et Kampala, notamment en matière de sécurité régionale et de coopération économique.
La Commission permanente mixte, instituée comme cadre formel de concertation, se réunit tous les deux ans, alternativement dans les capitales des deux pays. La précédente session, tenue à Kinshasa en octobre 2023, avait abouti à l’adoption de 32 décisions et de 33 protocoles d’accord, répartis au sein de quatre sous-commissions sectorielles.
À Kampala, les délégations sont appelées à évaluer l’état d’exécution de ces engagements, à travers des matrices de suivi et des rapports techniques. Les travaux seront coprésidés par des représentants désignés des deux pays, tandis que les secrétariats conjoints assureront la coordination et la production des documents officiels.
Au-delà des aspects techniques, cette 9ᵉ session traduit la volonté des deux États de consolider une coopération jugée essentielle pour la stabilité régionale et le développement économique. Les échanges de haut niveau, ainsi que la régularité des rencontres dans le cadre de la CPM, témoignent d’une dynamique diplomatique soutenue, appelée à se traduire par des résultats concrets dans plusieurs secteurs stratégiques.
Pitshou Mulumba, Envoyé Spécial à Kampala

