Paris hausse le ton après l’attaque de Smara. La France a fermement condamné l’action revendiquée par le Front Polisario et appelle au respect du cessez-le-feu dans un contexte de tensions persistantes au Sahara occidental. En s’appuyant sur les résolutions de l’ONU, notamment la résolution 2797, elle réaffirme son soutien à une solution politique durable fondée sur l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine. Cette position, à la fois diplomatique et stratégique, intervient alors que les efforts de médiation internationale restent fragiles.
La France a exprimé une condamnation ferme après l’attaque revendiquée par le Front Polisario contre la ville de Smara, survenue le lundi 5 mai, un incident qui a fait au moins un blessé civil et ravivé les tensions dans cette région disputée du Sahara occidental.
Dans une communication officielle rendue publique le 7 mai, les autorités françaises ont dénoncé une action jugée préoccupante pour la stabilité régionale, soulignant que cette attaque « met en péril le processus de négociation engagé » sous l’égide des Nations unies. Paris insiste ainsi sur la nécessité de préserver les acquis diplomatiques obtenus ces dernières années, dans un contexte marqué par une fragilité persistante du cessez-le-feu.
« La France condamne l’attaque revendiquée par le Front Polisario contre la ville de Smara (…) Cette attaque menace la stabilité régionale et met en péril le processus de négociation engagé », indique le communiqué, qui appelle explicitement au respect du cessez-le-feu et à une résolution politique du conflit.
Dans cette optique, la France réaffirme son attachement au cadre multilatéral défini par l’Organisation des Nations unies, en particulier à la résolution 2797 adoptée en 2025 par le Conseil de sécurité, qui encourage les parties à poursuivre les négociations en vue d’une solution durable et mutuellement acceptable.
« Nous appuyons les efforts de négociations dans le cadre de l’ONU, sur la base de la résolution 2797 », souligne Paris, qui appelle également à une implication renforcée de la mission onusienne déployée dans la région, la MINURSO. « Nous appelons la MINURSO, en lien avec les autorités marocaines, à faire toute la lumière sur ces attaques », précise encore la déclaration.
Au-delà de la condamnation, la position française s’inscrit dans une ligne diplomatique constante, marquée par le soutien à l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc. « L’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine trace la voie vers une paix juste, durable et mutuellement acceptable », affirme le communiqué, ajoutant qu’elle constitue « la seule base pour y aboutir ».
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