La sécurité des Congolais en Afrique du Sud s’est imposée comme le dossier central de la plénière du 8 mai à l’Assemblée nationale. Face aux inquiétudes liées aux actes d’insécurité visant des ressortissants étrangers, la ministre des Affaires étrangères a détaillé les démarches diplomatiques engagées.
La situation sécuritaire des Congolais vivant en Afrique du Sud a dominé les échanges lors de la séance plénière du vendredi 8 mai 2026 à l’Assemblée nationale. Inscrite en tête de l’ordre du jour, cette question a suscité de vives préoccupations au sein de la représentation nationale, dans un contexte marqué par des actes d’insécurité signalés à l’encontre de ressortissants étrangers.
Prenant la parole devant les députés, la ministre d’Etat en charhe des Affaires étrangères a présenté les actions entreprises par le Gouvernement pour répondre à cette situation. « Le Gouvernement a engagé des démarches diplomatiques afin de renforcer la protection de nos compatriotes et de coordonner les réponses avec les autorités sud-africaines ainsi que les partenaires internationaux », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d’une réponse concertée face à ces incidents.
Les élus ont exprimé leur inquiétude face à la répétition de ces actes et ont appelé à des mesures concrètes pour garantir la sécurité des Congolais à l’étranger. Plusieurs interventions ont souligné l’urgence d’un suivi rigoureux des engagements diplomatiques annoncés, ainsi que la nécessité de renforcer la communication avec la diaspora.
Au-delà de cette question centrale, la plénière s’est également penchée sur les difficultés de fonctionnement de Trans Academia, à travers une question orale avec débat adressée à son directeur général. L’élu national Moshongo a dénoncé des retards de paiement des salaires et une implantation insuffisante des services dans les provinces. « Les agents accusent plusieurs mois d’arriérés, alors même que les objectifs de couverture nationale restent inachevés », a-t-il affirmé.
Face à ces critiques, le responsable de Trans Academia a sollicité un délai de 48 heures pour apporter des réponses détaillées. Il a néanmoins reconnu l’existence de contraintes structurelles. « Nous faisons face à un manque d’infrastructures de base, notamment des bureaux administratifs, des garages et des ateliers techniques », a-t-il expliqué, évoquant également des conditions de travail difficiles pour certains agents.
La crise énergétique a constitué un autre point important de la séance, avec une interpellation adressée à la Société nationale d’électricité (SNEL). Les députés ont dénoncé les coupures récurrentes et le déficit de production observés dans plusieurs provinces, notamment à Kinshasa et dans le Haut-Katanga. En réponse, le directeur général de la SNEL a mis en avant la vétusté des infrastructures et certaines contraintes opérationnelles. « Malgré ces difficultés, la SNEL continue de jouer un rôle majeur dans le financement du budget national », a-t-il souligné.
Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale a pris une mesure administrative à l’égard de Trans Academia, demandant à son directeur général de libérer dans les plus brefs délais les espaces occupés au sein de l’institution parlementaire, jugés inappropriés.
La séance a été écourtée à la suite d’une motion incidente introduite par le député Jean-Pierre Sumeyi Kitenge, entraînant la suspension de certains points inscrits à l’ordre du jour.
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