La République démocratique du Congo et l’Ouganda consolident leur coopération économique autour des exportations et du commerce transfrontalier. Signé le 11 mai 2026 à la State House d’Entebbe, le mémorandum d’entente conclu entre l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX) et Uganda Free Zones and Export Promotions Authority fixe un nouveau cadre de collaboration destiné à stimuler les exportations congolaises, améliorer la traçabilité des produits et fluidifier les échanges dans la région des Grands Lacs. Ce partenariat, soutenu par les autorités des deux pays, cible notamment le cacao, le café et la banane, dans un contexte marqué par la volonté de Kinshasa de renforcer la compétitivité des produits congolais sur les marchés régionaux.
La République démocratique du Congo et l’Ouganda ont engagé une nouvelle étape de leur coopération économique avec la signature, le 11 mai 2026 à la State House d’Entebbe, d’un mémorandum d’entente entre l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX) et Uganda Free Zones and Export Promotions Authority.
Conclu devant les présidents des deux pays, cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du commerce régional et de facilitation des échanges entre Kinshasa et Kampala.
À travers ce partenariat, les autorités congolaises veulent accélérer le développement des exportations nationales, améliorer la compétitivité des produits locaux et renforcer l’intégration économique dans la région des Grands Lacs.
Le mémorandum a été signé côté congolais par Mike Tambwe, qui a présenté cet accord comme un levier important pour l’expansion des exportations de la RDC vers le marché ougandais.
Selon le directeur général de l’ANAPEX, cette coopération permettra notamment de renforcer les mécanismes de traçabilité des produits congolais afin de faciliter leur accès aux marchés régionaux et internationaux.
« Ce partenariat va contribuer énormément à accroître le volume des exportations de la RDC vers l’Ouganda », a déclaré Mike Tambwe, évoquant particulièrement les filières du cacao, du café et de la banane.
Les deux institutions entendent également développer des mécanismes de coopération technique destinés à accompagner les petites et moyennes entreprises exportatrices, à promouvoir les investissements et à améliorer les capacités logistiques liées au commerce transfrontalier.
Au-delà des exportations, les accords signés à Entebbe mettent un accent particulier sur la réduction des barrières non tarifaires qui freinent encore les échanges entre les deux pays.
Les autorités congolaises et ougandaises prévoient ainsi de renforcer la transparence des procédures commerciales, de réduire les coûts et délais douaniers et d’améliorer les infrastructures destinées aux échanges économiques.
Parmi les priorités retenues figurent également la modernisation des postes frontaliers à arrêt unique, l’installation de bureaux d’informations commerciales et le lancement effectif du Régime commercial simplifié (RECOS), destiné à faciliter les activités des petits commerçants transfrontaliers.
Le partenariat prévoit aussi une coopération renforcée dans le domaine des normes sanitaires et phytosanitaires afin de favoriser la circulation des produits agricoles et agroalimentaires.
Cette dimension apparaît stratégique pour Kinshasa, alors que les autorités congolaises cherchent à accroître la conformité des produits locaux aux standards régionaux et internationaux.
Dans cette perspective, le gouvernement congolais, avec l’appui de partenaires techniques tels que British Standards Institution et TradeMark Africa, poursuit actuellement des programmes de formation des producteurs locaux et des exportateurs dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Ces formations portent principalement sur les normes sanitaires et phytosanitaires ainsi que sur les exigences de qualité applicables aux produits destinés à l’exportation.
Pour les autorités congolaises, l’objectif est désormais de permettre aux filières agricoles nationales de mieux se positionner sur les marchés régionaux tout en augmentant la valeur ajoutée des produits exportés.
La signature de ce partenariat intervient dans un contexte où la RDC cherche à renforcer sa présence commerciale au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est et à consolider les mécanismes d’intégration économique régionale.
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