58 soldats des FARDC ont été condamnés à trois ans de servitude pénale par le tribunal militaire de Kisangani pour avoir abandonné leurs positions à Walikale, au Nord-Kivu, en pleine confrontation avec les rebelles de l’AFC/M23. Certains ont invoqué des conditions de vie difficiles, d’autres restent poursuivis pour perte d’armes et de matériels.
Le tribunal militaire de garnison de Kisangani, dans la province de la Tshopo, a condamné vendredi 15 mai 58 soldats des Forces armées de la RDC à trois ans de servitude pénale. La sanction fait suite à un procès portant sur leur départ non autorisé des lignes de combat à Walikale, dans le Nord-Kivu, alors qu’ils affrontaient les rebelles de l’AFC/M23.
Les prévenus étaient poursuivis pour fuite devant l’ennemi, révolte, non-respect des consignes et dissipation de munitions. Selon la justice militaire, ces soldats ont quitté leurs positions sans autorisation, mettant en péril la sécurité dans cette zone stratégique.
Lors des audiences, plusieurs accusés ont évoqué des conditions de vie difficiles au front : non-paiement des soldes, absence de primes et pénurie de vivres. L’auditorat militaire avait réclamé des peines plus sévères, mais le tribunal a choisi une sanction uniforme de trois ans. Certains militaires ont été acquittés, tandis que d’autres restent poursuivis pour la perte d’armes et de matériels.
Cette décision intervient alors que les forces loyalistes font face à une pression intense, engagées simultanément sur plusieurs fronts dans l’est du pays, notamment au Nord-Kivu et en Ituri, contre divers groupes armés.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

