Les Forces armées de la République démocratique du Congo dénoncent une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire dans les hauts plateaux du Sud-Kivu. Dans un communiqué publié mardi à Kinshasa, les FARDC accusent la coalition RDF/AFC-M23 d’avoir mené des bombardements contre plusieurs localités de Minembwe, en territoire de Fizi, faisant plusieurs victimes civiles. L’armée congolaise affirme que ces attaques constituent une violation des engagements pris dans le cadre des processus de paix de Washington et de Doha. Kinshasa appelle désormais les mécanismes internationaux de suivi et les partenaires engagés dans les discussions de paix à constater et traiter ces violations.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé mardi la coalition RDF/AFC-M23 d’avoir lancé des bombardements contre plusieurs localités des hauts plateaux de Minembwe, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, aggravant une nouvelle fois les tensions sécuritaires dans l’est du pays.
Dans un communiqué de presse publié à Kinshasa par le service de communication et d’information de l’état-major général, l’armée congolaise affirme que les frappes ont visé notamment Kalonge 2 et Point Zéro, dans une zone déjà marquée par une forte instabilité sécuritaire.
« Les Forces armées de la République démocratique du Congo informent l’opinion nationale et internationale que la coalition RDF/AFC-M23 a lancé, ce mardi 19 mai 2026, des bombardements sur plusieurs localités des hauts plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, notamment Kalonge 2 et Point Zéro », indique le communiqué signé par le porte-parole des FARDC, le major général Sylvain Ekenge.
Des victimes civiles signalées
Selon l’armée congolaise, les premières informations recueillies sur le terrain font état de plusieurs victimes, principalement parmi les populations civiles.
« Le bilan provisoire fait état de plusieurs victimes, en majorité les populations civiles », précisent les FARDC, sans communiquer à ce stade de chiffres détaillés sur les pertes humaines ou les dégâts matériels enregistrés après les bombardements.
L’armée affirme également que les débris retrouvés dans les zones touchées permettraient d’établir que les tirs étaient dirigés contre les positions militaires congolaises ainsi que contre les populations civiles vivant dans cette région montagneuse du Sud-Kivu.
« Les débris retrouvés sur les lieux attestent des tirs dirigés contre les positions des Forces armées de la République démocratique du Congo et les populations civiles », souligne le communiqué militaire.
Kinshasa évoque une violation des engagements de paix
À travers cette communication officielle, les FARDC accusent directement la coalition RDF/AFC-M23 de violer les engagements pris dans le cadre des différents processus diplomatiques en cours pour tenter de stabiliser l’est de la RDC.
L’armée congolaise estime que ces bombardements constituent « une nouvelle violation des engagements pris dans le cadre des accords de Washington et du processus de paix de Doha ».
Les FARDC réaffirment leur mission de protection
Face à cette nouvelle situation sécuritaire, les Forces armées de la République démocratique du Congo affirment maintenir leur engagement dans la défense de l’intégrité territoriale et la protection des populations civiles.
« Les Forces armées de la République démocratique du Congo demeurent pleinement engagées dans leur mission de défense de l’intégrité territoriale et de protection des populations civiles, et continueront à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire face à toute menace », indique le communiqué.
Dans les hauts plateaux de Minembwe, les affrontements armés, les déplacements de populations et les tensions communautaires alimentent depuis plusieurs années une situation humanitaire particulièrement préoccupante.
Les FARDC appellent enfin les mécanismes internationaux de suivi et de vérification ainsi que les partenaires engagés dans les processus de paix à se saisir de cette nouvelle escalade militaire.
« Les Forces armées de la République démocratique du Congo en appellent aux mécanismes de suivi et de vérification ainsi qu’aux partenaires engagés dans les processus de paix afin que ces violations répétées soient dûment constatées et traitées en conséquence », conclut le communiqué.
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