La question de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et le plaidoyer pour la reconnaissance des crimes qualifiés de génocides congolais ont dominé, jeudi 21 mai à Kinshasa, les échanges entre le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, et le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies, Bruno Lemarquis. À l’occasion de la fin de mission du diplomate onusien en RDC, les autorités congolaises ont insisté sur la nécessité de maintenir la mobilisation internationale autour du conflit dans l’Est du pays et de la reconnaissance des crimes commis contre les populations congolaises depuis plus de trois décennies.
Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, s’est entretenu jeudi 21 mai à Kinshasa avec le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, Bruno Lemarquis, arrivé au terme de sa mission dans le pays après quatre années de présence.
Cette rencontre, organisée dans un contexte marqué par la persistance des violences dans l’Est de la RDC, a principalement porté sur les efforts de restauration de la paix ainsi que sur le plaidoyer congolais en faveur de la reconnaissance des crimes commis contre les populations congolaises.
Selon le ministère des Droits humains, le ministre Samuel Mbemba a salué l’engagement du diplomate onusien durant son mandat en RDC avant de revenir sur les attentes de la population congolaise face à l’insécurité persistante dans les provinces orientales du pays.
« En quittant le Congo, il doit constamment se rappeler l’aspiration du peuple congolais, qui est la paix », a déclaré le ministre congolais, évoquant une situation sécuritaire « troublée depuis plus de 30 ans ».
Le plaidoyer sur les “génocides congolais” relancé
Au cours des échanges, le ministre des Droits humains a également insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de reconnaître les crimes commis en RDC comme des actes de génocide.
Samuel Mbemba a notamment affirmé que parmi « les crimes que commet le Rwanda de Kagame dans notre pays figurent les crimes de génocide », estimant que cette question devait continuer à être portée sur la scène internationale.
Cette prise de position s’inscrit dans la ligne du plaidoyer engagé depuis plusieurs mois par certaines autorités congolaises autour de la reconnaissance des massacres perpétrés dans l’Est du pays au regard du droit international.
L’ONU réaffirme son engagement pour la paix
S’exprimant devant la presse à l’issue de la rencontre, Bruno Lemarquis a remercié les autorités congolaises pour leur collaboration durant sa mission en RDC.
Le diplomate onusien a assuré que les Nations unies poursuivraient leurs efforts en faveur du retour de la stabilité dans le pays.
« Notre institution ne va pas se lasser dans la lutte pour la restauration de la paix en RDC », a-t-il déclaré.
À l’issue de l’entretien, le ministre Samuel Mbemba Kabuya a remis un présent symbolique à son hôte, en signe de reconnaissance pour les années passées en RDC.
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