La lutte contre la criminalité financière et le financement du terrorisme reste au cœur des priorités judiciaires en République démocratique du Congo. Jeudi 21 mai à Kinshasa, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a exhorté les magistrats congolais à renforcer la traque contre les auteurs de crimes financiers. S’exprimant à la clôture d’un atelier consacré au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme, le haut magistrat a appelé les participants à jouer un rôle actif dans l’assainissement du système financier et judiciaire congolais, dans un contexte marqué par les enjeux de gouvernance et de transparence économique.
Les magistrats de la République démocratique du Congo ont été exhortés jeudi 21 mai à Kinshasa à renforcer la lutte contre les crimes financiers et les réseaux de blanchiment des capitaux, à l’occasion de la clôture d’un atelier consacré au blanchiment des capitaux et à la lutte contre le financement du terrorisme.
La cérémonie de clôture a été marquée par l’intervention du procureur général de la République près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, qui a appelé les magistrats à s’impliquer davantage dans la répression de la criminalité financière.
« Je compte sur vous pour que tous ceux qui s’amusent encore, qui sont dans l’ordre, à s’amuser avec la criminalité financière, je compte sur vous pour les traquer », a déclaré Firmin Mvonde devant les participants.
Le haut magistrat a insisté sur la nécessité pour les magistrats de contribuer activement à la lutte contre les détournements financiers, le blanchiment des capitaux et les circuits illicites qui fragilisent l’économie congolaise.
Un appel à renforcer la rigueur judiciaire
Dans son intervention, Firmin Mvonde a exhorté les magistrats à faire preuve de rigueur dans le traitement des dossiers liés à la criminalité économique.
« Je vous fais confiance, vous êtes de grandes dames, de grands garçons », a-t-il affirmé, tout en rappelant que les participants n’étaient pas venus à cet atelier « comme des touristes ».
Le procureur général a estimé que les autorités judiciaires ont un rôle majeur à jouer dans l’assainissement de la gouvernance publique et dans la restauration de la crédibilité des institutions judiciaires et financières du pays.
Selon lui, le président Félix Tshisekedi attend également un engagement accru de la magistrature dans la lutte contre les réseaux financiers illicites.
« Je crois que le chef de l’État a besoin de votre concours », a déclaré Firmin Mvonde.
Le blanchiment des capitaux sous surveillance
Cet atelier consacré au blanchiment des capitaux et au financement du terrorisme intervient dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à renforcer leurs mécanismes de contrôle financier afin de répondre aux exigences internationales en matière de lutte contre les flux financiers illicites.
En RDC, les questions liées à la criminalité financière demeurent particulièrement sensibles dans un contexte marqué par les défis de gouvernance, les détournements de fonds publics et les préoccupations autour du financement des groupes armés.
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