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2 juin, 2026 - 23:26:27
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[L’administration publique à l’abri des consignes partisanes] Jean-Pierre Lihau : « L’État fonctionnera normalement ce 3 juin »

Aucune perturbation n’est attendue dans l’administration publique ce mercredi 3 juin, malgré l’appel à une journée « ville morte » lancé par une partie de l’opposition. Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a réaffirmé l’obligation de présence de tous les agents de l’État et annoncé des contrôles dans les services publics afin de garantir leur fonctionnement normal. Pour le gouvernement, la continuité du service public et la protection de l’économie nationale doivent prévaloir sur les appels à la paralysie des activités.

À travers une note de service datée du 1er juin 2026 et adressée aux secrétaires généraux, inspecteurs généraux, directeurs généraux et chefs de services de l’administration publique, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Modernisation de l’administration et Innovation du service public, a formellement rappelé les principes d’assiduité, de neutralité et d’apolitisme qui régissent l’administration publique congolaise.

Selon Jean-Pierre Lihau, les agents publics ne peuvent se prévaloir d’un mot d’ordre politique pour se soustraire à leurs obligations professionnelles.

« L’administration publique est apolitique, neutre et impartiale. Nul ne peut la détourner à des fins personnelles ou partisanes », rappelle-t-il en s’appuyant sur l’article 193 de la Constitution.

Le membre du gouvernement souligne également que le Code de conduite de l’agent public interdit toute implication partisane susceptible d’affecter l’exercice normal des fonctions administratives.

Des inspections annoncées dans tous les services publics

Afin de garantir le fonctionnement régulier des institutions et des administrations, le vice-Premier ministre a annoncé le déploiement de missions d’inspection à compter du 2 juin dans l’ensemble des services publics.

Les responsables administratifs sont appelés à tenir rigoureusement les listes de présence et à transmettre les rapports de présence et d’absence dans les délais requis.

« Les cadres et agents qui, durant la période considérée, se rendraient absents de leurs postes de travail, sans motif légalement valable, ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes quant aux conséquences qui pourraient en découler », prévient la note de service.

Le ministre précise que cette démarche vise à assurer le respect des obligations professionnelles des agents publics et à préserver la continuité du service de l’État.

« Les rapports de présence et d’absence sont attendus au plus tard le 20 juin 2026 », indique encore le document.

Les conséquences économiques et sociales mises en avant

Au-delà du rappel réglementaire, Jean-Pierre Lihau a développé une argumentation axée sur les conséquences économiques et sociales des journées de paralysie des activités.

Selon lui, les pertes enregistrées lors des opérations « ville morte » affectent en premier lieu les populations les plus vulnérables, les petits commerçants, les conducteurs de taxis et motos-taxis ainsi que les travailleurs du secteur informel.

« Le pays perd en une journée plus de 322 millions de dollars en termes de PIB ou de production », a-t-il affirmé, citant des données attribuées à différentes études économiques.

Le vice-Premier ministre estime également que les recettes publiques enregistrent des pertes importantes lors de ces mouvements, avec des répercussions directes sur le financement des services publics.

À ses yeux, les conséquences sociales peuvent être encore plus préoccupantes lorsqu’elles affectent le fonctionnement des structures de santé, des écoles ou d’autres services essentiels.

« Il y a une autre façon de faire de la politique entre adversaires, sans faire souffrir davantage un peuple qui a déjà du mal à nouer les deux bouts du mois », a-t-il déclaré.

Défense du débat démocratique et du référendum

Jean-Pierre Lihau a également critiqué l’appel à la « ville morte » lancé contre le projet de référendum, estimant qu’il constitue une remise en cause du droit du peuple à s’exprimer sur les grandes questions nationales.

Selon lui, les divergences politiques doivent être arbitrées dans le cadre du débat démocratique et du recours aux mécanismes prévus par la Constitution.

« Les temps où les hommes politiques parlaient et décidaient à la place du peuple sont révolus. Le peuple doit reprendre pleinement son pouvoir à travers les élections et les référendums », a-t-il soutenu.

Le vice-Premier ministre a ainsi réaffirmé que les administrations publiques, les établissements scolaires, les universités, les juridictions, les régies financières ainsi que les autres services de l’État fonctionneront normalement le mercredi 3 juin.

« Tous les Congolais vont vaquer à leurs occupations comme tous les jours », a-t-il assuré.

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