La crise d’approvisionnement en carburant qui a secoué Kisangani en début de semaine a connu un dénouement rapide à la suite des concertations engagées par le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, avec les opérateurs pétroliers et les représentants du secteur privé. Après une journée marquée par la fermeture de plusieurs stations-service, la flambée des prix sur le marché parallèle et des manifestations de conducteurs de taxis et motos-taxis, les autorités provinciales annoncent le retour à la normale. Les stations ont rouvert et le prix du litre est revenu à son niveau habituel de 5.000 francs congolais.
L’approvisionnement en carburant a repris normalement à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, à l’issue des concertations menées entre le gouvernement provincial, les opérateurs pétroliers et les différentes parties concernées pour mettre fin aux perturbations observées sur le marché local.
L’annonce a été faite mardi par la ministre provinciale du Budget, Claudine Atisandi, au terme des échanges initiés par les autorités provinciales afin de trouver une solution rapide à la pénurie qui avait provoqué de vives inquiétudes au sein de la population.
« Après les échanges que le Gouverneur Paulin Lendongolia avait eus avec les opérateurs pétroliers et les différentes parties concernées, toutes les dispositions ont été prises pour assurer un approvisionnement régulier du carburant et garantir le retour à la normale dans la ville de Kisangani », a déclaré Mme Atisandi.
Selon les autorités provinciales, les mesures convenues ont permis la réouverture des stations-service et la reprise effective de la distribution des produits pétroliers sur l’ensemble de la ville.
Une flambée des prix qui avait paralysé la ville
La veille, Kisangani avait connu une forte tension à la suite de la fermeture temporaire de plusieurs stations-service. Cette situation avait entraîné une rareté du carburant et favorisé une spéculation importante sur le marché parallèle.
Le litre d’essence, vendu habituellement entre 4.500 et 5.000 francs congolais, avait atteint jusqu’à 12.000 francs congolais chez certains revendeurs informels communément appelés « Kadafi ».
Cette hausse spectaculaire des prix a rapidement suscité l’indignation de nombreux usagers de la route, notamment les conducteurs de taxis et de motos-taxis dont les activités dépendent directement de l’accès au carburant.
Dans plusieurs quartiers de la ville, des mouvements de protestation ont été observés lundi, perturbant momentanément la circulation sur certains axes routiers. Face à la montée des tensions, les autorités provinciales ont privilégié la voie du dialogue avec les opérateurs du secteur pétrolier et les responsables de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Un consensus trouvé avec les opérateurs pétroliers
Les discussions engagées par le gouverneur Paulin Lendongolia ont débouché sur un consensus permettant le rétablissement du circuit normal de distribution du carburant dans la province.
Depuis mardi, les stations-service ont repris leurs activités et les prix à la pompe sont revenus au tarif habituellement pratiqué, soit environ 5.000 francs congolais le litre.
Selon plusieurs observations effectuées dans différents points de vente de la ville, le carburant est de nouveau disponible et les files d’attente constatées la veille ont progressivement disparu.
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