La République démocratique du Congo entend accompagner pleinement les travaux de la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Lors d’une réunion virtuelle tenue mardi avec les membres de cette structure créée par le Conseil des droits de l’Homme, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de la vérité, de la justice et de la lutte contre l’impunité. Cette rencontre a également permis de préciser les contours du mandat de la Commission et de rappeler l’importance de l’impartialité, de la neutralité et de la coopération entre toutes les parties concernées.
La République démocratique du Congo a réaffirmé sa volonté de coopérer avec les mécanismes internationaux chargés d’enquêter sur les violations des droits de l’homme commises dans l’Est du pays. Cet engagement a été réitéré mardi lors d’une séance de travail en ligne présidée par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, avec les membres de la Commission d’enquête indépendante sur la situation des droits de l’homme dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Cette réunion, organisée par le ministère des Affaires étrangères en sa qualité de point focal des mécanismes internationaux intervenant en RDC, marque une étape importante dans les relations entre le gouvernement congolais et cette Commission créée en vertu de la Résolution S-37/1 du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies.
Elle a permis d’accueillir officiellement les membres de la Commission et de jeter les bases d’une collaboration appelée à accompagner l’exécution de leur mandat.
Un mandat placé sous le signe de l’impartialité
Au centre des discussions figurait la mission confiée à la Commission ainsi que les principes devant guider ses travaux.
Les échanges ont porté sur l’étendue du mandat de l’organe d’enquête, les modalités de son intervention ainsi que sur l’exigence d’impartialité, de neutralité et d’indépendance dans la conduite de ses investigations.
Les participants ont souligné que la crédibilité de la Commission reposera notamment sur sa capacité à mener ses travaux dans le respect des standards internationaux, tout en garantissant une approche équilibrée et fondée sur les faits.
Cette séance de travail a également permis d’insister sur la nécessité d’une coopération étroite entre la Commission et les différentes institutions nationales appelées à contribuer à la réussite de sa mission.
Une coopération au service de la vérité et de la justice
Prenant la parole à cette occasion, la ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a réaffirmé la disponibilité du gouvernement congolais à accompagner les travaux de la Commission.
« Le Gouvernement de la République demeure pleinement engagé à coopérer avec la Commission afin de contribuer à l’établissement de la vérité, à la lutte contre l’impunité et à la promotion de la justice en faveur des victimes », a-t-elle déclaré.
Pour la cheffe de la diplomatie congolaise, l’action de la Commission doit contribuer à documenter les violations des droits humains et à renforcer les efforts visant à garantir la redevabilité des auteurs présumés d’exactions.
Elle a également rappelé que la quête de justice demeure un élément fondamental pour restaurer la confiance des populations affectées par les conflits armés et favoriser une paix durable dans les provinces touchées.
La réunion a mis en lumière l’importance d’une approche centrée sur les victimes, dans un contexte marqué par la persistance des violences dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Les autorités congolaises considèrent que la reconnaissance des souffrances endurées par les populations, l’établissement des responsabilités et la lutte contre l’impunité constituent des étapes essentielles pour prévenir la répétition des violations et consolider l’État de droit.
Les participants ont également souligné que la coopération entre les institutions nationales, les mécanismes internationaux et les partenaires concernés demeure indispensable pour garantir l’efficacité du travail de la Commission.
Pour rappel, la Commission d’enquête indépendante sur la situation des droits de l’homme dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a été créée par le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à travers la Résolution S-37/1. Son mandat consiste à enquêter sur les violations et atteintes aux droits humains ainsi que sur les violations du droit international humanitaire commises dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Infos27

