La lutte contre les épidémies ne se joue pas uniquement dans les centres de santé. À Bunia, des journalistes ont été sensibilisés aux mécanismes de communication des risques afin de renforcer leur rôle dans la prévention et la gestion des crises sanitaires. Organisée avec l’appui d’experts de l’Institut national de santé publique (INSP), cette session a mis l’accent sur la diffusion d’informations fiables, la lutte contre les rumeurs et l’accompagnement des communautés en période d’urgence. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une communication adaptée aux réalités locales pour améliorer l’adhésion des populations aux mesures de riposte, notamment face à la menace persistante de la maladie à virus Ebola.
Face aux défis récurrents posés par les maladies à potentiel épidémique, les autorités sanitaires et les experts de santé publique misent sur les médias comme relais stratégiques de la riposte. À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, des journalistes ont participé à une séance de sensibilisation consacrée à la communication des risques en situation de crise sanitaire, avec un accent particulier sur la maladie à virus Ebola.
L’activité, organisée avec des experts de l’Institut national de santé publique (INSP), s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des professionnels des médias appelés à intervenir dans la diffusion des informations liées aux urgences sanitaires.
Au cours des échanges, les participants ont été sensibilisés à l’importance d’une information précise, crédible et accessible afin d’accompagner efficacement les actions de prévention et de riposte mises en œuvre par les autorités sanitaires.
Une communication au cœur de la riposte
Intervenant lors de cette rencontre, Éric Kunenga, administrateur gestionnaire au ministère de la Santé publique, a souligné le rôle déterminant des communicateurs dans la gestion des crises sanitaires.
« Une coordination forte est indispensable pour garantir une réponse ciblée et efficace en situation de crise sanitaire. Les communicateurs jouent un rôle essentiel dans la gestion de l’information et dans l’accompagnement des actions de riposte auprès des communautés », a-t-il déclaré.
Selon lui, la communication des risques ne consiste pas uniquement à transmettre des messages de prévention. Elle implique également une compréhension approfondie des réactions des populations confrontées à une menace sanitaire ainsi qu’une adaptation constante des contenus diffusés aux réalités socioculturelles des communautés concernées.
Les experts ont insisté sur la nécessité de fournir des informations fiables et actualisées en temps réel afin de renforcer la confiance entre les équipes de riposte et les populations.
Les discussions ont également porté sur les besoins informationnels des communautés et sur les mécanismes permettant d’identifier les préoccupations prioritaires des populations.
Les participants ont estimé qu’une stratégie de communication efficace doit tenir compte non seulement des informations que les autorités souhaitent transmettre, mais aussi de celles que les populations recherchent réellement.
Ils ont souligné l’importance de comprendre les sources d’information auxquelles les communautés accordent leur confiance ainsi que les facteurs susceptibles d’influencer leur perception des messages sanitaires.
Parmi les principaux défis évoqués figurent la circulation de fausses informations, la peur liée aux maladies contagieuses et les résistances observées dans certaines communautés lors des opérations de riposte.
Les intervenants ont rappelé que la perception des équipes sanitaires par les populations joue un rôle déterminant dans le succès des interventions sur le terrain.
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