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10 juin, 2026 - 18:58:33
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De 3.000 km de routes hérités à 8.000 km aujourd’hui : le tournant des infrastructures sous Tshisekedi

Malgré la guerre d’agression qui mobilise une part importante des ressources nationales, le gouvernement congolais revendique une accélération sans précédent des investissements dans les infrastructures. De 3.000 kilomètres de routes hérités en 2019, le réseau routier modernisé ou en cours de modernisation dépasse aujourd’hui les 8.000 kilomètres, selon le ministre en charge des Infrastructures et Travaux publics. Des corridors stratégiques, des ponts de grande envergure et des projets de voirie urbaine sont déployés à travers les 26 provinces, traduisant la volonté des autorités de renforcer l’intégration territoriale, la mobilité des populations et l’attractivité économique du pays.

La République démocratique du Congo poursuit son ambitieux programme de modernisation des infrastructures avec l’objectif de reconnecter un territoire vaste de plus de 2,3 millions de kilomètres carrés. Lors d’un briefing presse consacré à l’état des lieux des infrastructures, le ministre en charge des Infrastructures et Travaux publics a mis en avant les progrès réalisés depuis 2019, soulignant que le pays est passé d’environ 3.000 kilomètres de routes praticables à plus de 8.000 kilomètres de routes modernisées ou engagées dans un processus de modernisation.

Pour le gouvernement, cette évolution traduit la volonté du président Félix Tshisekedi de faire des infrastructures un levier central du développement économique et de l’intégration nationale.

Le ministre a rappelé que cette dynamique trouve son origine dans la toute première Conférence nationale sur les infrastructures organisée sous l’impulsion du chef de l’État.

« Son Excellence Monsieur le Président de la République a tenu personnellement à organiser et à conduire la toute première Conférence nationale sur les infrastructures. C’était un moment où toutes les intelligences de notre pays se sont rencontrées pour échanger sur la construction de notre pays », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette rencontre a permis de poser les bases d’une politique structurée des infrastructures, notamment à travers l’élaboration de normes nationales dans le secteur des travaux publics.

« Depuis notre indépendance, le pays ne s’est jamais doté de normes. Nous allons donner au pays au moins 350 normes dans le domaine des travaux publics », a-t-il indiqué, estimant que ces standards contribueront à améliorer la qualité et la durabilité des ouvrages.

Des corridors routiers pour reconnecter le territoire

Parmi les projets emblématiques en cours figure la Route nationale n°1, axe stratégique de près de 3.300 kilomètres destiné à relier Banana, sur la côte atlantique, aux provinces minières du Grand Katanga.

Le gouvernement met également en avant la Route nationale n°2, longue de 1.080 kilomètres, qui relie Mbuji-Mayi à Bukavu. Ce projet comprend la première autoroute moderne du pays ainsi que la construction d’un pont de 714 mètres reliant les provinces de la Lomami et du Maniema.

« Ce sont des travaux qui sont en cours. Nous aurons la toute première autoroute du pays avec deux fois deux voies », a souligné le ministre.

D’autres projets concernent les Routes nationales n°4, n°6, n°7, n°8, n°12, n°16 et n°17, avec pour objectif de renforcer les connexions entre les différentes provinces et de désenclaver plusieurs territoires longtemps restés isolés.

Une transformation visible dans les villes

Au-delà des routes nationales, le gouvernement affirme avoir engagé un vaste programme de modernisation urbaine dans plusieurs provinces.

Les villes de Bunia, Mbuji-Mayi, Kalemie, Bumba, Lodja, Tshikapa, Lubefu, Lumumbaville ou encore Tabinda figurent parmi les agglomérations bénéficiant de travaux de voirie.

« Pour la première fois, nous sommes en train de moderniser des villes qui n’avaient jamais été prises en compte », a affirmé le ministre.

À Kinshasa, où les besoins sont estimés à près de 6.000 kilomètres de voirie, les autorités disent travailler à l’extension progressive du réseau urbain avec l’objectif d’atteindre 1.000 kilomètres d’infrastructures modernisées.

Pour le gouvernement, ces réalisations prennent une dimension particulière dans un contexte marqué par l’agression dans l’Est du pays et les contraintes budgétaires qui en découlent.

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