La République démocratique du Congo a présenté mardi à Kinshasa les grandes orientations de sa co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), lors d’un déjeuner d’échange réunissant diplomates, bailleurs, experts et représentants du secteur privé. Portée par la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, cette démarche vise à renforcer la coopération régionale, mobiliser des financements durables et consolider le statut de la RDC comme « pays-solution » face aux défis climatiques. Les participants ont également insisté sur l’importance d’une gouvernance environnementale plus efficace et inclusive.
La République démocratique du Congo a présenté mardi à Kinshasa les priorités de sa co-facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), à l’occasion d’un déjeuner d’échange de haut niveau organisé à l’initiative de la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo.
La rencontre a réuni des diplomates, des représentants des partenaires techniques et financiers, des experts environnementaux ainsi que des acteurs du secteur privé autour des enjeux liés à la préservation du Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie.
Les échanges ont porté sur l’opérationnalisation de la feuille de route triennale de la co-facilitation congolaise et sur les mécanismes susceptibles de renforcer la coopération régionale face à l’urgence climatique.
Consolider le rôle de la RDC comme « pays-solution »
Au cours des discussions, les participants ont souligné la nécessité de fédérer les efforts des États membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), des bailleurs de fonds, des organisations non gouvernementales, du secteur privé et du monde scientifique.
Selon Emmanuel Tsadok Mihaha, co-facilitateur du PFBC pour la RDC, l’objectif consiste à renforcer la concertation entre les différentes parties prenantes afin d’accroître l’efficacité des politiques de conservation.
« L’idée fondamentale au niveau de ce partenariat, c’est de parvenir à concerter et à fédérer efficacement l’ensemble des énergies. Cela concerne au premier chef nos États à travers les organisations régionales, mais implique tout autant la communauté des partenaires internationaux », a-t-il déclaré.
Pour les autorités congolaises, cette dynamique doit permettre de consolider davantage le statut de la RDC comme acteur majeur des solutions mondiales face au changement climatique.
L’un des principaux axes défendus par la RDC concerne la mise en place d’un mécanisme de financement pluriannuel destiné à garantir la continuité des actions de conservation et de gouvernance environnementale.
La ministre Marie Nyange Ndambo a plaidé pour des ressources prévisibles capables d’assurer le fonctionnement des structures de coordination et la mise en œuvre effective des engagements internationaux.
Selon les autorités, ce financement devrait couvrir le fonctionnement du secrétariat technique, l’organisation des réunions statutaires ainsi que les activités de la Task Force chargée du suivi des résolutions internationales relatives au Bassin du Congo.
La RDC envisage également de lancer une évaluation institutionnelle du PFBC depuis sa création en 2002 afin d’adapter son fonctionnement aux nouveaux défis environnementaux et socio-économiques.
Cette réflexion devrait notamment intégrer les enjeux liés aux crédits carbone, à la préservation des droits des communautés locales et à la valorisation durable des ressources forestières.
Présent à la rencontre, l’ambassadeur d’Allemagne en RDC, Ingo Herbert, a salué l’ambition portée par la co-facilitation congolaise.
De son côté, le directeur-pays de Wildlife Works Carbon, Jean-Robert Bwangoyi, a insisté sur l’importance d’associer les populations locales et le secteur privé aux efforts de conservation.
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