Le gouverneur du Maniema, Moïse Mussa Kabwankubi, ainsi que deux autres responsables provinciaux, comparaissent devant la Cour des comptes dans une affaire portant sur un transfert présumé irrégulier de 840 millions de francs congolais vers un compte privé. La juridiction financière a mis l’affaire en délibéré, avec un arrêt provisoire attendu le 14 juillet prochain.
La Cour des comptes a ouvert, mercredi 7 juillet 2026, une audience publique consacrée à une affaire de présumée gestion de fait mettant en cause le gouverneur du Maniema, Moïse Mussa Kabwankubi, le ministre provincial des Finances, Willy Ali Kyamasa, ainsi que l’ordonnateur délégué de la province, Bienvenu Kingalu Masimango.
Selon les accusations du ministère public, les trois responsables sont soupçonnés d’avoir autorisé le transfert de 840 millions de francs congolais depuis le compte bancaire de la province vers un compte privé appartenant à Adolphe Amisi Makutano. Cette opération aurait été effectuée sans l’intervention du comptable public, en violation des procédures encadrant la gestion des finances publiques.
Lors de cette audience, les juges de la Cour des comptes ont examiné le rapport du magistrat instructeur ainsi que les réquisitions formulées par le ministère public. À l’issue des débats, l’affaire a été prise en délibéré. La décision provisoire de la juridiction est annoncée pour le 14 juillet 2026.
Ce dossier figure parmi les premières affaires traitées par la Cour des comptes dans le cadre des poursuites engagées contre les gestionnaires de fait, conformément aux orientations annoncées par le procureur général près cette institution.
D’autres procédures seraient également en cours d’examen, notamment celles visant les gouverneurs du Kongo Central et du Sud-Ubangi. Ces actions s’inscrivent dans la volonté affichée de renforcer le contrôle et la transparence dans la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo.
Franck Yenga

