Près d’un demi-siècle après ses débuts, le chantre congolais Runo Moyo retrouve la scène kinoise pour une célébration exceptionnelle. À l’occasion de ses 60 ans et de ses 48 années de ministère musical, il donnera, le 26 juillet à Kinshasa, un concert d’action de grâce réunissant plusieurs figures du gospel congolais. L’événement mettra à l’honneur un parcours qui a marqué l’histoire de la musique chrétienne en République démocratique du Congo.
Le chantre congolais Runo Moyo, l’une des figures majeures de la musique gospel en République démocratique du Congo, célébrera le 26 juillet prochain à Kinshasa son 60ᵉ anniversaire ainsi que ses 48 années de ministère musical, à travers un concert d’action de grâce prévu à l’église Parole du Salut, dans la commune de la Gombe.
Installé depuis plusieurs années en Suisse, l’artiste retrouvera le public kinois à l’occasion de cette soirée baptisée « Célébration Action de Grâce », conçue comme un moment de reconnaissance envers Dieu pour son parcours spirituel et artistique.
« C’est une double célébration à laquelle j’invite tous les amoureux de la musique chrétienne : mes 60 ans de vie et mes 48 ans de carrière au service de l’Évangile », a déclaré Runo Moyo à l’ACP.
Au cours de ce concert, le chantre revisitera plusieurs œuvres qui ont marqué son ministère, notamment « Pepele », l’un de ses cantiques les plus populaires, ainsi que d’autres compositions devenues des références dans les milieux chrétiens, parmi lesquelles « Yahweh » et « Exauce ma prière », publié en 2020.
L’événement réunira également plusieurs artistes de renom de la scène gospel congolaise, dont Henry Papa Mulaja, Faveur Mukoko et Isaac Seven, annoncés parmi les invités de cette célébration placée sous le signe de la louange et de l’adoration.
Anciennement connu sous le nom de Runo Mvumbi, le chantre appartient à la génération révélée par le studio « Sango Malamu » à Kinshasa, qui a largement contribué à l’essor de la musique chrétienne en République démocratique du Congo et au Congo-Brazzaville.
Au fil de ses 48 années de ministère, il a collaboré avec plusieurs pionniers du gospel congolais, notamment Charles Mombaya et Kache Kashala, avant l’émergence de la génération portée par Alain Moloto et le groupe Gaël Music. Son engagement lui a permis de s’imposer comme l’un des artisans de la musique de louange et d’adoration en français comme en langues nationales.
Devenu pasteur évangéliste et établi en Suisse, il a choisi d’abandonner le patronyme Mvumbi, qu’il associait à la mort en kikongo, pour adopter Moyo, qui signifie « vie ». Ce changement traduit le message d’espérance qu’il entend transmettre à travers son ministère et son œuvre musicale. Le concert du 26 juillet s’annonce ainsi comme un hommage à un parcours consacré à la foi, à la musique et au service de l’Évangile.
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