Après le Lualaba, le Haut-Katanga, le Haut-Uélé, le Tanganyika et le Maniema, la province du Kasaï-Oriental s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire minière. Longtemps associée au diamant à travers la MIBA, elle pourrait bientôt s’imposer comme un important bassin cuprifère, contribuant à la diversification de l’économie nationale. Cette ambition repose sur l’expertise de dirigeants congolais dont le savoir-faire dans la conduite de mégaprojets miniers a déjà fait ses preuves.
Dans l’industrie minière mondiale, rares sont les dirigeants capables non seulement de développer des projets d’envergure, mais aussi de révéler le potentiel de territoires longtemps ignorés. Louis Watum Kabamba semble appartenir à cette catégorie de bâtisseurs. Longtemps identifié presque exclusivement au diamant et à la MIBA, le Grand Kasaï pourrait bientôt changer de visage. Le lancement des activités de prospection géologique du projet MICKA (Mines de Cuivre du Kasaï), à Miabi, dans le Kasaï-Oriental, ouvre une nouvelle perspective pour cette région. L’objectif est de démontrer que son sous-sol recèle également d’importants gisements de cuivre, susceptibles de faire du Grand Kasaï un nouveau pôle minier stratégique. Au-delà de l’enjeu géologique, ce projet pourrait contribuer à diversifier durablement l’économie nationale et à repositionner la province parmi les grands bassins miniers de la République démocratique du Congo.
Au-delà de l’envergure du projet MICKA, c’est le parcours de son principal artisan qui attire l’attention. Louis Watum Kabamba s’est imposé comme l’une des figures majeures de l’industrie minière africaine grâce à son rôle dans plusieurs projets de référence, notamment Yatela au Mali, Kibali Goldmines dans le Haut-Uélé, le complexe cuprifère de Kamoa dans le Lualaba et la relance de KICO à Kipushi. Homme de terrain reconnu pour sa vision, il a souvent transformé des projets jugés incertains en réussites industrielles. L’exemple le plus marquant reste Kibali Goldmines. À ses débuts, peu d’observateurs croyaient à l’émergence, au cœur du Haut-Uélé, d’une mine d’or de classe mondiale. Convaincu du potentiel du site, Louis Watum Kabamba a contribué à faire de ce projet une référence internationale de l’industrie aurifère africaine.
Aujourd’hui, Kibali Goldmines produit plus de 600 000 onces d’or par an et constitue l’un des principaux moteurs économiques du Haut-Uélé. Depuis la coulée du premier lingot en septembre 2013, réalisée sous le management de Louis Watum Kabamba, ce projet a transformé une province autrefois enclavée en un pôle minier majeur, grâce à d’importants investissements, au développement des infrastructures et à l’extension des réseaux énergétiques. Le même schéma s’est reproduit à Kamoa, devenu l’un des plus grands complexes cuprifères au monde. Plus récemment, la relance de KICO, à Kipushi, a confirmé cette capacité à redonner vie à des actifs stratégiques. Après plus de trois décennies d’arrêt, cette mine de zinc est redevenue opérationnelle et s’impose aujourd’hui parmi les projets les plus prometteurs du secteur, avec des réserves de premier plan et une capacité de production dépassant 270 000 tonnes par an.
Une question s’impose désormais : le Grand Kasaï est-il à l’aube d’une nouvelle révolution minière ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Le projet MICKA en est au stade des prospections géologiques et les études devront confirmer l’existence, l’étendue et la rentabilité économique des gisements de cuivre.
Le parcours de Louis Watum Kabamba nourrit toutefois un optimisme mesuré. Au fil de sa carrière, il a démontré sa capacité à identifier des potentiels, mobiliser des investisseurs et transformer des projets ambitieux en exploitations minières de référence.
Si les résultats des prospections sont concluants, les perspectives sont importantes. Les premières projections évoquent une production annuelle comprise entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre, soutenue par des investissements structurants, notamment une centrale hydroélectrique et des installations photovoltaïques destinées à accompagner l’industrialisation du Grand Kasaï.
Les retombées attendues seraient considérables : création de milliers d’emplois, modernisation des infrastructures, hausse des recettes publiques et diversification de l’économie d’une province longtemps dépendante du diamant et marquée par le déclin de la MIBA.
Une certitude se dégage néanmoins : Louis Watum Kabamba ne se limite pas à gérer les mines existantes ; il s’attache à préparer les projets miniers de demain. Si les promesses géologiques se confirment, le cuivre du Grand Kasaï pourrait rejoindre la liste des grands succès miniers associés à son parcours. Plus qu’un territoire du diamant, le Grand Kasaï ambitionne désormais de s’imposer comme l’une des nouvelles frontières africaines du cuivre, ouvrant un chapitre inédit dans l’histoire minière de la République démocratique du Congo.
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